Politique

Un secrétaire de section PDCI aux arrêts pour orpaillage clandestin

Mis à jour le 5 décembre 2019
Publié le 05/12/2019 à 11:53 , , , ,




Kouassi Kouamé Pierre, 55 ans Secrétaire de section du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Agni Assikasso (centre-est) est aux mains de la gendarmerie de Daoukro depuis hier mercredi 4 décembre, a appris 7info d’une source locale.

Il est reproché à ce fervent militant du plus vieux parti politique ivoirien d’être le chef d’un réseau d’orpailleurs clandestins qui sévit dans cette zone. Alors qu’il y a quelques mois de cela le président de son parti, Henri Konan Bédié avait accusé le gouvernement ivoirien d’être à la base de ce phénomène de pillage de richesses collectives.

 « Je parlerais de faits troublants. D’abord, les conflits intercommunautaires, ensuite ce que recouvre l’orpaillage clandestin puisqu’on fait venir des étrangers armés qui sont stationnés maintenant dans beaucoup de villages… car le moment venu nous agirons pour empêcher un hold-up sur la Côte d’Ivoire sous le couvert de l’orpaillage », avait accusé Henri Konan Bédié.

Une accusation qui avait fait réagir le parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix (RHDP) qui avait à son tour indexé des proches de M. Bédié sans réaction.

« Koffi Goli (neveu de Bédié) se trouve être l’un des plus grands pourvoyeurs d’orpailleurs clandestins à Daoukro », avait soutenu Kouassi Adjoumani, porte-parole du RDHP. « Ses relais M. Kouadio Martin du village de Koutoukounou, dans la sous-préfecture de Daoukro, ce village était colonisé par plus de 2.000 orpailleurs clandestins » avait précisé Kobenan Kouassi Adjoumani.

Avec l’arrestation de Kouassi Kouamé Pierre, son parti politique se retrouve dans un mauvais filon et il apparaît au grand jour que des nationaux sont bien au coeur de cette pratique qui fait perdre des ressources financières à l’Etat ivoirien.

Arnaud Houssou

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