En visite à Washington ce 7 juillet 2025, Benjamin Netanyahu a remis au président Donald Trump une lettre proposant sa nomination au prix Nobel de la Paix. Un geste hautement symbolique, alors que les négociations sur un cessez-le-feu à Gaza se poursuivent.
Un prix prestigieux, un contexte tendu
Le prix Nobel de la Paix, créé en 1901, récompense chaque année des personnalités ou organisations ayant œuvré pour la paix dans le monde.
C’est l’une des distinctions les plus connues et les plus convoitées à l’échelle internationale. Et apparemment, le locataire de Washington tient beaucoup.
Lundi soir, à la Maison Blanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a remis à Donald Trump une lettre officielle. Une missive adressée au comité Nobel.
L’objet ? Proposer la candidature du président américain au prix de la Paix.
« Vous le méritez amplement », lui a lancé Netanyahu.
« Waouh… venant de vous, cela signifie beaucoup », a répondu Trump.
Gaza, Iran et ambitions diplomatiques
Ce geste diplomatique intervient alors que Trump veut marquer sa présidence par un rôle de pacificateur au Moyen-Orient.
Après avoir revendiqué un rôle décisif dans la fin de la guerre entre Israël et l’Iran en juin, il tente désormais d’obtenir un cessez-le-feu durable à Gaza.
« Ils veulent ce cessez-le-feu », a affirmé le président américain à propos du Hamas. « Je pense que les choses avancent très bien », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que les discussions restent bloquées.
Deux sessions de négociations indirectes ont déjà eu lieu à Doha, sans percée pour l’instant, selon des sources proches du dossier.
En parallèle, les deux dirigeants ont félicité leurs efforts conjoints contre le programme nucléaire iranien, tout en affirmant leur engagement pour une stabilité régionale durable.
Trump et le Nobel, une obsession ancienne
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump est proposé au prix Nobel.
Au fil des années, plusieurs parlementaires américains républicains ont soutenu sa candidature.
Mais le président américain s’est souvent plaint de ne jamais l’avoir reçu, estimant que le comité Nobel était trop partisan.
Il revendique plusieurs initiatives majeures :
- Sa médiation entre l’Inde et le Pakistan
- Son rôle dans les accords d’Abraham, qui ont rapproché Israël de plusieurs pays arabes
- Et ses efforts pour éviter des conflits armés, notamment entre l’Égypte et l’Éthiopie
Un message politique… et personnel
Pour Benjamin Netanyahu, ce geste est aussi un moyen de renforcer ses liens avec Donald Trump, dans une période de forte tension politique.
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Un positionnement qui pourrait favoriser une dynamique plus souple entre Washington et Tel-Aviv.
Particulièrement au moment où les États-Unis cherchent à jouer les médiateurs entre Israël et le Hamas.
Et la guerre en Ukraine ?
Sur un autre front, Donald Trump a également évoqué la situation en Ukraine, assurant que les États-Unis allaient reprendre les livraisons d’armes à Kiev, après une suspension la semaine passée.
« Nous allons devoir envoyer plus d’armes, surtout défensives », a-t-il indiqué, tout en se disant mécontent de Vladimir Poutine.
L’homme politique, s’était présenté lors de la campagne de 2024 comme le « faiseur de paix » capable de mettre fin aux guerres. Plusieurs mois après, il se retrouve avec deux conflits toujours ouverts : Gaza et l’Ukraine.
À noter : Le 27 juin dernier, les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC ont signé à Washington un accord de paix sous l’égide des États-Unis, dans un contexte de forte implication diplomatique américaine sur plusieurs fronts africains.
Eirena Etté















