« Lion debout » ou « Lion s’éveillant ». Dans la nuit du jeudi 12 à vendredi 13 juin 2025, Israël a lancé une attaque d’envergure contre l’Iran. Selon le gouvernement de Tel-Aviv, des dizaines de sites militaires ont été visés, en particulier ceux liés au programme nucléaire iranien.
L’opération, baptisée « Rising Lion », a été annoncée comme le début d’une série d’actions qui pourraient durer plusieurs jours.
Où ça se passe ?
Israël est situé au Proche-Orient, en bordure de la Méditerranée, juste au-dessus de l’Égypte.
L’Iran, lui, est plus à l’est, grand pays de l’Asie de l’Ouest, frontalier de l’Irak, de l’Afghanistan et du Pakistan.
Les deux pays ne partagent pas de frontière, mais leur rivalité est ancienne et profonde.
Une rivalité historique
Depuis la révolution islamique de 1979 en Iran, les relations entre Téhéran et Tel-Aviv sont rompues.
L’Iran ne reconnaît pas Israël, et les dirigeants iraniens appellent régulièrement à sa disparition.
Israël, de son côté, accuse l’Iran de soutenir des groupes armés comme le Hezbollah (milice libanaise soutenue par l’Iran) au Liban ou le Hamas (mouvement islamiste palestinien opposé à Israël) à Gaza, tous deux hostiles à son existence.
Mais le plus grand point de tension reste le programme nucléaire iranien, que l’État hébreu considère comme une menace directe.
Ce que dit Israël
Pour Israël, l’Iran était “sur le point” de se doter de plusieurs têtes nucléaires.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a donc ordonné une opération militaire pour, selon ses mots, “éliminer cette menace avant qu’il ne soit trop tard”.
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Le pays a bombardé plusieurs infrastructures stratégiques : des centres de recherche nucléaire, des bases militaires autour de Téhéran, et même des résidences de hauts gradés de l’armée.
Des frappes meurtrières
D’après des médias iraniens, plusieurs villes ont été touchées : Téhéran, la capitale, mais aussi Natanz, Khorramabad, ou encore Bandar Abbas.
À Natanz, un des plus grands centres d’enrichissement d’uranium du pays, des dégâts ont été constatés.
Le Bilan provisoire fait état d’au moins 95 blessés, la mort de plusieurs civils et de hauts responsables militaires.
On annonce la mort du chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, et le chef d’état-major Mohammad Bagheri.
Des scientifiques liés au programme nucléaire figurent aussi parmi les victimes.
Une opération plus large
Israël ne s’est pas limité aux frappes aériennes. Le Mossad, son service de renseignement, aurait également mené des sabotages sur le sol iranien.
Son action a visé les sites de missiles et les systèmes de défense. Une guerre de l’ombre se joue aussi dans les sous-sols.
Réaction de l’Iran
Téhéran parle de “déclaration de guerre”. Dans une lettre adressée à l’ONU, le ministre iranien des Affaires étrangères appelle le Conseil de sécurité à se saisir du dossier.
Le pays menace de riposter, assurant qu’il a le “droit légitime de répondre”.
Trump s’invite dans le débat
Le Président Donald Trump a réagi sur son réseau social. Il appelle l’Iran à signer un accord nucléaire, estimant que « les prochaines attaques seront encore plus brutales » si rien n’est fait.
Et maintenant ?
Ce nouveau front entre deux puissances ennemies fait craindre une escalade dans toute la région.
Les prix du pétrole ont bondi, certains pays ferment leur espace aérien, et les appels à la désescalade se multiplient.
Mais pour l’heure, ni Israël ni l’Iran ne semblent prêts à reculer.
Eirena Etté














