Société

Sidi Touré annonce la publicité sur l’alcool

Mis à jour le 25 juillet 2019
Publié le 25/07/2019 à 8:22 , , , ,




La position initiale du ministre était connue de tous ; niet  à la publicité sur l’alcool en Côte d’Ivoire. Mais, cette posture rigide a « évolué » pour ouvrir un couloir à la mise en œuvre d’un dispositif légal qui permettra aux industriels et afficheurs agréés de s’accorder et faire la publicité sur l’alcool. Toutefois, il ne faudrait pas le taux d’alcool atteigne ou dépasse un degré qui sera défini de commun accord entre les ministères de la Santé et de l’Hygiène publique et de la Communication et des Médias. Les deux ministères proposeront un projet de Décret au gouvernement, à cet effet.

Sidi Tiémoko Touré a marqué son indignation face à ce qui apparaît comme de la malice de la part de certains afficheurs. « Nous allons procéder au nettoyage de ce secteur, nous irons carrefour après carrefour pour démanteler ces panneaux irréguliers » a-t-il menacé.

Le ministre de la Communication et des Médias se prononçait sur le bras de fer engagé par des afficheurs avec le ministère dans l’application de la réforme de 2007, pour laquelle, les afficheurs avaient bénéficié de six mois pour se mettre en règle. 12 ans après, et en dépit d’un dialogue instauré, certains font de la résistance. Sidi Touré a sorti les muscles et n’entend en rien transiger.

A ce jour, selon le ministre, 500 panneaux irréguliers ont été démantelés. 1600 panneaux avaient été identifiés pour 60 entreprises indexées.14000 dispositifs publicitaires foisonnent dans le district d’Abidjan avec 8000 à 9000 panneaux publicitaires. Or, selon le BNETD, ce sont 3000 panneaux publicitaires que les treize communes du Districts sont admises à supporter.

« Nous sommes dans notre rôle de garantir la sécurité des ivoiriens face à cette insalubrité sécuritaire et visuelle. En 2018, il y a eu la sensibilisation. Au moment de passer à l’acte, un groupe fait de la résistance. Nous serons inflexibles, il faut que cela soit entendu » a tranché le ministre de la Communication et des Médias.

A ce jour, « 8776 panneaux publicitaires jonchent les rues du District d’Abidjan là où il devrait y avoir 3000 » a soutenu Sidi Touré.

Le secteur de la publicité qui représente 385 milliards d’euros au monde, à une part de 30 milliards FCFA à l‘économie générée par le secteur de la publicité en Côte d’Ivoire avec 70 agences conseil et 177 régies publicitaires.

Pour mieux contrôler l’affichage publicitaire, un système d’information géographique en vue d’une gestion en temps réelle de l’affichage publicitaire sera mis en œuvre.

L’aide publique à la presse, de 2009 à 2019, est passée de 400 millions FCFA à 1.3 milliards FCFA.

L’invité du CICG s’est appesanti sur la TNT qui, selon lui, couvre depuis son émission, 25% du District d’Abidjan et sera à 60% en fin d’année avant l’extinction du signal analogique, au 17 juin 2020. Bien avant, à 60% du taux de couverture, six grandes villes du pays seront couvertes dont Bouaké et San Pédro.

A quand le début des émissions des quatre nouvelles chaînes de télé ? « L’Etat fait sa part avec IDT, on entend dire que les opérateurs seront sur le réseau en septembre » a-t-il annoncé.

L’avantage de la TNT, c’est la garantie pour les ivoiriens d’obtenir une pluralité de chaînes gratuitement et une qualité en haute définition, sans perturbation en temps d’intempérie. Les prix des intrants d’accès à la TNT, 6000 FCFA et 10.000 FCFA, a rappelé le ministre de la Communication et des Médias.

Au titre des actions entreprises par le gouvernement, face à l’insuffisance du cadre juridique, le non-respect de la déontologie par les nouveaux médias, les papiers non signés, les fausses informations ou fake news, l’élargissement du champ de l’Autorité nationale de la presse (ANP) a été prescrit pour les médias numériques. Une plateforme a été créée pour la célérité dans le traitement des demandes de cartes et d’accréditation.

Le ministre de la Communication et des Médias a annoncé « l’accès à la publicité pour les médias privés et la poursuite du plaidoyer pour l’augmentation continue de l’aide publique, la réforme de l’AIP et la désignation de cinq nouveaux Directeurs Régionaux pour le compte de son ministère.

Sidi Touré a rappelé que l’action du ministère repose sur la politique nationale de la communication et des médias (PONACOM). En 2017, 84 parutions dont 20 quotidiens sont distribuées en Côte d’Ivoire par Edipresse qui a bénéficié d’un plaidoyer à compréhension de la part du ministre face au GEPCI, pas satisfait de son travail.

« Les médias ivoiriens ne sont pas économiquement viables » a soutenu Sidi Touré. Il a insisté sur le cadre de travail des journalistes qui, avec la dépénalisation des délits de presse, la sensibilisation au respect de l’éthique et de la déontologie, ont permis au pays de se classer 71è au classement RSF 2019. Une avancée qui doit se maintenir pour bien remonter au plus haut du classement.

Gooré Bi Hué, Conseiller du Directeur Général du CICG a souhaité la bienvenue à l’invité du jour, Sidi Touré accompagné pour la circonstance par son collègue Abdourahmane Cissé, ministre du Pétrole, de l’Energie et des énergies renouvelables. Il a, à cet effet, rappelé que « les rendez-vous du gouvernement » constituent une lucarne pour « présenter les actions du gouvernement, leurs résultats et leurs impacts sur la population. »

Adam’s Régis SOUAGA

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