Le dimanche 23 novembre 2025, les Bissau-guinéens seront aux urnes pour élire leurs députés et le président. Un double scrutin auquel le chef de l’État sortant, Umaro Sissoco Embalo est candidat à sa propre succession. L’ex-officier général sera face à une dizaine de candidats dont l’indépendant, Fernando Dias.
En Guinée-Bissau, la campagne pour les élections présidentielle et législatives du 23 novembre bat son plein.
Le président Embalo brigue un deuxième mandat. Pour y arriver, il multiplie les meetings.
Le principal leader de l’opposition, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a été écarté de la course à la présidence.
Le chef de l’État sortant sera donc face à Fernando Dias, candidat indépendant et dix autres candidats.
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Umaro Sissoco Embalo en roue libre vers le Palais de la République (présidence) ?
Pour Léon Séka, doctorant en sciences politiques à l’université Félix Houphouët-Boigny, la partie ne sera pas facile pour le président sortant.
“En Guinée-Bissau, Fernando Dias est très populaire, même si ses détracteurs le décrivent comme quelqu’un qui manque d’expérience, il est un sérieux adversaire.
Avec le soutien du PAIGC, parti de la lutte pour l’indépendance dont il bénéficie, il pourra faire basculer les choses », analyse-t-il pour 7info. Et de d’ajouter : « C’est un vrai duel électoral qui s’annonce entre ces deux hommes qui aspirent diriger ce petit pays d’Afrique de l’ouest pour les cinq années à venir ».
Douze candidats dont l’ex-président José Mario Vaz (2014-2019) sont en lice pour cette présidentielle du 23 novembre 2025.















