Selon les données de Sika Finance, au premier semestre 2025, les huit pays de l’UEMOA ont collecté 6 068,3 milliards FCFA de financements extérieurs. C’est une hausse de 24 % par rapport à la même période en 2024.
Cette progression montre la capacité de la zone à attirer ses partenaires financiers. Mais elle reflète aussi la dépendance croissante aux capitaux externes pour soutenir les budgets et les projets d’infrastructures.
La Côte d’Ivoire en tête
Parmi les États membres, la Côte d’Ivoire se distingue nettement et est moteur des financements extérieurs dans l’UEMOA.
Elle a mobilisé 426,9 milliards FCFA via des financements concessionnels et 1 286 milliards FCFA grâce à une émission d’euro-obligations sur les marchés internationaux.
Ces 1 286 milliards représentent plus des trois quarts des ressources levées par la zone sur les marchés. Un vrai signe de confiance des investisseurs pour l’économie ivoirienne.
Des partenaires financiers actifs
La Banque mondiale reste le principal contributeur, avec 939,1 milliards FCFA.
L’Agence française de développement (AFD) et la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) apportent respectivement 173 et 162,1 milliards.
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D’autres pays profitent aussi de ces appuis : le Niger a reçu 31,8 milliards FCFA, le Mali 73 milliards FCFA, et le Bénin 51,1 milliards FCFA.
Mais la Côte d’Ivoire conserve le rôle de leader, mobilisant des montants largement supérieurs à ses voisins.
Un retour sur les marchés internationaux
Au-delà des financements concessionnels, certains pays choisissent de lever des fonds directement sur les marchés.
- Le Bénin : 318 milliards FCFA
- La Côte d’Ivoire : 1 286 milliards FCFA
Ces opérations représentent plus du quart des financements collectés par l’UEMOA au premier semestre. Cela montre que la Côte d’Ivoire est un acteur de référence dans la région.
Une dynamique à double tranchant
Ces ressources offrent un souffle budgétaire pour les programmes sociaux et d’infrastructures. Mais elles augmentent également la dépendance et les risques, notamment de change et d’endettement.
La dette publique de l’UEMOA atteint déjà 62,5 % du PIB régional, et le poids des remboursements d’euro-obligations pèsera sur les budgets à venir.















