Umaro Sissoco Embaló et Fernando Dias ne sont plus en Guinée-Bissau. Après le coup d’Etat du jeudi 27 novembre 2025, ces deux personnalités candidates à la récente présidentielle, ont quitté le pays.
Le Nigeria a accordé l’asile politique à Fernando Dias, opposant bissau-guinéen. Une décision qui vise à calmer les tensions après le coup d’État en Guinée-Bissau.
Le ministère nigérian des Affaires étrangères a annoncé la mesure le 1er décembre, confirmant sa volonté de jouer un rôle d’apaisement dans la crise.
Fernando Dias, adversaire d’Umaro Sissoco Embaló lors de la présidentielle du 23 novembre, se trouvait au cœur d’un climat politique très tendu.
Le scrutin était interrompu trois jours plus tard, lorsque des militaires renversaient le président sortant et suspendaient tout le processus électoral.
Le 27 novembre 2025, Dias assurait avoir remporté l’élection. Il accusait Embaló d’être le commanditaire du putsch qui a fait basculer le pays dans l’incertitude.
Dias expliquait s’être échappé le 26 novembre, après l’arrivée d’hommes armés à son siège de campagne venus, selon lui, pour l’arrêter. Il disait alors être en sécurité et se cacher encore en Guinée-Bissau.
A LIRE AUSSI : Coup d’Etat en Guinée-Bissau, voici comment Abidjan a sauvé des observateurs ouest-africains dans le pays
Dans un communiqué transmis à l’AFP, Abuja annonce lui accorder l’asile politique et une protection officielle.
Le porte-parole, Alkasim Abdulkadir, souligne que le Nigeria agit pour empêcher une aggravation des tensions et préserver la stabilité dans la sous-région.
Il rappelle que ce choix s’inscrit dans le rôle historique du Nigeria comme force de stabilisation en Afrique de l’Ouest.
De son côté, Embaló avait été brièvement arrêté le jour du putsch, avant de quitter le pays pour le Sénégal dans un avion sénégalais.
Selon une source proche de la présidence congolaise, il est arrivé samedi à Brazzaville, où il prévoit de rester pour un temps.
Avec l’asile accordé à Fernando Dias, le Nigeria cherche à contenir la crise. La Guinée-Bissau, elle, demeure plongée dans l’incertitude.
Esther Bognini (stagiaire)















