Environnement

À Abidjan, une initiative panafricaine pour l’émergence de futurs leaders climatiques

Mis à jour le 6 août 2025
Publié le 06/08/2025 à 9:00 , , ,

« L’Afrique a besoin de former ses propres leaders climatiques », fait savoir Marie-Josée Houénou. C’était le lundi 4 août 2025 à Abidjan lors de la présentation du projet Eali de la fondation WESISIAH. Une initiative pensée pour outiller la jeunesse et les femmes africaines face à l’urgence environnementale.

 

Baptisée Environnement African Leadership Initiative, cette démarche vise à renforcer les capacités des jeunes et des communautés locales autour des grands enjeux climatiques. 

Ceci, dans le but de transformer les discours en actions concrètes, en lien direct avec les réalités du continent.

Une formation pour passer à l’action

Au cœur de cette initiative, une volonté claire : permettre à la jeunesse africaine de jouer un rôle moteur dans la transition écologique. 

Énergie, agroforesterie, lutte contre la déforestation, projets communautaires… les axes de formation couvrent les défis majeurs du moment, avec une emphase sur le leadership local et l’appropriation des enjeux.

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Pour Marie-Josée Houénou, présidente du conseil d’administration de la fondation, il est temps de sortir des discours institutionnels : « Aucune transformation durable ne peut se faire sans les femmes, les jeunes et les communautés. » 

Un message fort, dans un contexte où l’Afrique paie lourdement les conséquences du changement climatique.

La jeunesse au centre des responsabilités

Ambassadeur du projet, Victor Muzadi, venu d’Angola, a livré un appel appuyé à l’engagement. 

« Ce défi revient à la jeunesse. Nous, nous avons déjà accompli notre parcours », a-t-il déclaré, appelant à une véritable relève verte. Pour lui, l’environnement n’est pas qu’un enjeu de survie, mais un levier de développement : « L’Afrique peut devenir un modèle mondial de protection de l’environnement. »

Un message partagé par Dr Aboua Gustave, représentant du ministère ivoirien de l’Environnement. 

À ses yeux, les jeunes doivent devenir des acteurs à part entière du changement : « Ils ont la responsabilité d’agir, d’innover et de transformer nos sociétés. »

Une dynamique connectée à la COP30

Le projet EALI s’inscrit aussi dans une dynamique de préparation aux négociations internationales, en particulier en amont de la COP30. 

L’idée est de former des jeunes capables de participer aux discussions, de porter la voix du continent.

Afin  de proposer des solutions concrètes ancrées dans les territoires.

Le programme prévoit également de favoriser les échanges entre acteurs du climat, de valoriser les initiatives locales.

De même que, renforcer les liens entre pays africains. 

Un partenariat actif est d’ailleurs engagé entre la Côte d’Ivoire et l’Angola, dans une logique de coopération Sud-Sud.

Une fondation déjà engagée sur le terrain

La présentation du projet a aussi été l’occasion de revenir sur les actions menées par la fondation WESISIAH depuis 2018. 

En sept ans, elle a lancé des campagnes de sensibilisation, organisé des conférences locales . Mais aussi, accompagné des projets concrets liés au recyclage.

Mais également, à la protection de l’environnement ou à l’éducation écologique.

Un socle d’expérience que le projet EALI entend désormais amplifier.

Ceci en mobilisant une nouvelle génération de leaders climatiques africains, prêts à agir ici et maintenant.

Eirena Etté

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