Les forces de défense et de sécurité (FDS) ont saisi 8 700 litres de carburant lors d’une série d’opérations menées dans la région du Folon, au nord du pays.
Une action d’envergure inscrite dans la lutte contre le trafic illicite de produits pétroliers, un phénomène en hausse ces derniers mois.
Un trafic alimenté par la pénurie au Mali
Selon une source sécuritaire, la multiplication des trafics s’explique par la pénurie de carburant au Mali, pays voisin de la Côte d’Ivoire.
Cette situation pousse certains contrebandiers à s’approvisionner illégalement sur le territoire ivoirien avant de revendre le carburant de l’autre côté de la frontière.
Pour y faire face, les autorités préfectorales ont renforcé la sécurisation des frontières et mis en place un dispositif strict de régulation de l’achat, du transport et du stockage des produits pétroliers.
Plusieurs saisies en un mois
Grâce à ce dispositif, plusieurs opérations fructueuses ont été menées :
- 1 000 litres de gasoil interceptés le 23 septembre 2025 au poste frontalier de Sokoro ;
- 6 950 litres de super sans plomb saisis le 23 octobre à Minignan ;
- 750 litres de gasoil découverts le 30 octobre à la sortie de la ville.
Une volonté ferme des autorités locales
Le commissaire de police de Minignan, Boris Bogui, s’est félicité de ces résultats.
En effet, il a salué la détermination des autorités préfectorales à mettre fin à cette activité illégale.
Activité, qui, selon lui, « compromet la sécurité des frontières et alimente l’économie parallèle ».
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Quelques jours avant la dernière saisie, une campagne de sensibilisation avait été menée le 27 octobre 2025.
Une initiative auprès des populations et des gérants de stations-service.
Objectif : rappeler les dispositions de l’arrêté préfectoral interdisant la vente par enfûtage de carburant dans le département.
Une enquête ouverte
La direction régionale des Mines et de l’Énergie a reçu l’ensemble du carburant saisi.
C’est cet organisme qui a saisi le procureur d’Odienné pour l’ouverture d’une enquête.
Les autorités promettent de poursuivre les opérations dans toute la région.
Afin de pouvoir endiguer durablement ce commerce illicite aux frontières nord du pays.
Eirena Etté















