Côte d’Ivoire

Yamoussoukro, des journalistes formés sur les VBG

Mis à jour le 24 février 2026
Publié le 24/02/2026 à 8:00 , , , ,

Du 19 au 20 février, la ville de Yamoussoukro a accueilli un atelier de formation consacré aux violences basées sur le genre (VBG). 

Cette session a réuni des journalistes ainsi que des organisations féministes et de défense des droits humains, autour d’un objectif commun.

Celui de renforcer leurs capacités à utiliser des instruments juridiques africains comme leviers de plaidoyer.

Au cœur des échanges figuraient le Protocole de Maputo et la Résolution 275 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), deux textes majeurs pour la promotion et la protection des droits des femmes et des personnes victimes de discriminations liées au genre.

Pendant deux jours, panels, travaux de groupe et partages d’expériences ont permis aux participants de mieux s’approprier ces instruments et d’affiner leurs stratégies de communication et de plaidoyer.

Au-delà de la compréhension des textes juridiques, la formation visait à outiller les professionnels des médias pour un traitement éthique et inclusif des questions liées aux VBG.

Il s’agit notamment d’encourager une approche respectueuse de la dignité des victimes, évitant toute stigmatisation et contribuant à une meilleure sensibilisation du public.

Intervenant au cours des travaux, Lylyana OGAN, coordonnatrice du réseau Coupole Akwaba, a souligné l’importance de cette initiative dans le contexte ivoirien.

Elle a rappelé que la Côte d’Ivoire a ratifié le Protocole de Maputo, est un instrument qui s’inscrit dans une dynamique de valorisation et de protection des droits des femmes.

Selon elle, il est essentiel, au XXIᵉ siècle, de reconnaître la diversité des réalités vécues par les femmes.

Elle a également insisté sur la nécessité de mieux faire connaître la Résolution 275 adoptée par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, qui condamne les violences et violations commises.

Pour elle, ces instruments constituent des leviers importants afin d’encourager un renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits humains.

De son côté, Marlyse Konan, présidente de l’Association des femmes journalistes de Côte d’Ivoire, a salué « une très belle formation » qui vient renforcer les capacités des journalistes, à la fois comme professionnelles des médias et comme défenseures des droits des femmes.

Elle a insisté sur la nécessité, à travers les productions médiatiques, de mieux maîtriser les protocoles et accords relatifs aux droits des femmes africaines et ivoiriennes.

À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, cette formation apparaît, selon elle, comme une opportunité pour améliorer la qualité des productions journalistiques et mieux orienter les plaidoyers en faveur des droits des femmes.

« Nous comptons vulgariser ces acquis à travers nos écrits, nos vidéos et les plaidoyers que nous mènerons », a-t-elle assuré.

En renforçant les compétences des médias et des organisations engagées, cet atelier s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion d’une société plus inclusive, respectueuse des droits humains.

Tristan Sahi

7info.ci_logo

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter 7info

L’INFO, VU DE CÔTE D’IVOIRE