En Côte d’Ivoire, les barrages anarchiques sur les routes ne sont pas les bienvenus. Un observatoire procède à leur démantèlement, apprend 7info.
L’heure est à la répression des barrages anarchiques en Côte d’Ivoire. L’Observatoire de la fluidité des transports (OFT) a engagé une mission dans ce sens.
Son action de répression se déroule du 8 au 18 décembre 2025.
Elle se fait avec le concours du commandement supérieur de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale, des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) ainsi que de l’Unité de lutte contre le racket.
Le mercredi 10 décembre 2025, l’OFT a procédé au démantèlement de plusieurs de ces postes illégaux.
Il s’agit ceux qui étaient érigés entre Soubré et Daloa. Mais c’est une action qui fait dans le cadre d’une opération couvrant l’ensemble du corridor San Pedro – Daloa – Boundiali – Niougoni (Frontière Mali).
L’opération de répression des barrages anarchiques est initiée en application du programme régional de facilitation des transports et du transit routier inter-États.
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Elle vise à fluidifier le transport et à réduire le temps de parcours sur ce corridor, conformément au protocole de la CEDEAO relatif à la libre circulation des personnes, des biens et des marchandises.
Selon Konaté Siaka, le chef du service Fluidité de l’OFT, une enquête a révélé la persistance de nombreux barrages et postes non autorisés sur les axes communautaires ivoiriens.
À l’en croire, ces barrages génèrent des tracasseries, des coûts additionnels et allongent les temps de parcours sur ces routes stratégiques pour l’intégration économique sous-régionale.
Sur le seul tronçon San Pedro – Niougoni, long de 730 km, l’OFT a ainsi relevé, entre avril 2022 et août 2025, entre 30 et 60 postes et 18 à 37 barrages.
La réglementation en vigueur depuis juillet 2011 n’autorise que dix postes de contrôle et cinq barrages sur toute la longueur du corridor.
Sur l’ensemble du territoire national, la règlementation limite les barrages aux entrées et sorties de 33 localités clairement identifiées, fait savoir l’AIP.
Nb : image d’archives
Richard Yasseu















