En Côte d’Ivoire, Stéphane Kipré fait partie des jeunes loups d’une classe politique encore dominée par les vieux routiers. À savoir Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Simone Gbagbo, Anaky Kobenan, Maurice Kacou Guikahué.
S’il lui manque encore des cases à cocher pour être un poids lourd du microcosme politique ivoirien, il n’est pas non plus un inconnu dont le nom ne renvoie à rien.
En quelques années, il a fait ses gammes en politique pour être jusqu’à récemment vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Le parti fondé en 2021 par l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo, après son retour en Côte d’Ivoire, suite à son acquittement par la Cour pénale internationale (CPI).
Né le 6 mai 1980 à Bouaké, d’un père préfet de région, et d’une mère économe de lycée, Stéphane Kipré n’a pas toujours été un proche ou admirateur de Laurent Gbagbo, bien au contraire. Ses débuts en politique ne le présageaient pas.
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Aux côtés du président du Mouvement des forces d’avenir (MFA), Anaky Kobenan, ancien compagnon politique de Laurent Gbagbo, devenu plus tard, l’un de ses plus farouches opposants, Stéphane Kipré devient président de la jeunesse de cette formation politique.
Au MFA, Stéphane Kipré travaille également sous la responsabilité de Joel N’guessan, son oncle, du côté de sa mère.
Il quitte cette formation politique pour créer la tienne : l’Union des générations nouvelles (UNG) qui se rapproche de Laurent Gbagbo, alors chef de l’Etat.
Au cours de cette période, il épouse Marie Laurence Gbagbo, l’une des jumelles du couple Laurent et Simone Gbagbo.
De leur union, naissent trois enfants avant le divorce.
Avant la création du PPA-CI, Stéphane Kipré dissout l’UNG qui intègre la nouvelle formation politique dans laquelle il devient vice-président.
Titulaire d’un master ingénierie en analyse financière et d’un MBA en management général et stratégique, Stéphane Kipré est, au plan professionnel, un homme d’affaires.
Il est à la tête d’une société de mécanique, métallurgie, électricité, chaudronnerie et d’un groupe multi-services, spécialisé dans la finance, les BTP, les mines, l’agriculture et le digital.
Il est sous les feux de la rampe depuis quelques jours après avoir décidé, contre l’avis du PPA-CI, d’être avec plusieurs autres cadres du parti, candidats aux élections législatives du 27 décembre prochain.
En réaction, le PPA-CI l’a révoqué de son poste de vice-président. Une sanction qui ne l’a pas dissuadé pour autant et qui sonne comme une volonté de revanche.
Car en septembre 2023, il avait échoué, en tant que colistier d’Alphonse Djédjé Mady du PDCI, à faire élire sa liste pour l’élection du conseil régional du Haut-Sassandra.
Serge Alain Koffi















