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Social Justice interpelle le gouvernement ivoirien sur la place du pays dans le classement des corrompus

Mis à jour le 24 janvier 2020
Publié le 24/01/2020 à 4:25 , , , ,




L’Organisation non gouvernementale Social Justice invite les autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption assorties d’indicateurs mesurables.

Dans le dernier rapport de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption dans le monde, la Côte d’Ivoire est classée à la 106ème place au rang mondial et à la 6ème place au niveau de l’Afrique de l’Ouest.

Dans une déclaration dont 7info.ci a reçu copie, Social Justice estime que « bien que ce score soit au-dessus de la moyenne générale de l’Afrique sub-saharienne, il n’en demeure pas moins vrai que les performances en matière d’amélioration de la transparence et de la lutte contre la corruption restent statiques (au vu du score) voire même en déclin (au vu du rang) comparé à 2018 où le score était de 35 points sur 100 avec un rang de 105e sur 180 et 2017 où le score était de 36 points sur 100 avec un rang de 103e sur 180. »

Social Justice pointe du doigt dans cette déclaration les causes de cette position du pays dans ledit classement, notamment le manque d’application les réformes engagées par l’Etat depuis 2016 en matière de lutte contre la corruption, le manque de sanction dissuasif des irréductibles et l’application partielle des réglementations sur le financement des campagnes.

Pour cette ONG, c’est le lieu d’appeler le gouvernement à poursuivre ses efforts dans la mise en application effective de ses réformes pour la lutte contre la corruption.

A la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, Social Justice demande de passer à la sanction des personnes assujetties à la déclaration de patrimoine ne l’ayant pas fait dans le délai et de mettre en place un système régulier d’information sur l’état des dossiers de corruption transmis au parquet.

Social Justice recommande aux citoyens et aux ONG, de dénoncer les actes de corruption auprès des structures compétentes telles que la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), de susciter des débats autour de la corruption afin de contribuer à renforcer la responsabilité des structures et améliorer le système de lutte contre la corruption et aussi de privilégier les idées et les programmes des partis politiques qui garantissent des changements.

Drissa DIANE

7info.ci

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