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Sénégal, 10 morts dans l’effondrement de sites d’orpaillage clandestin à Kédougou

Mis à jour le 19 décembre 2025
Publié le 19/12/2025 à 5:05 , , , , ,

Le drame s’est répété. Dans le sud-est du Sénégal, dix personnes ont trouvé la mort en quelques jours dans l’effondrement de sites d’orpaillage clandestin. Les accidents se sont produits entre vendredi 12 et mercredi 17 décembre 2025, dans la région aurifère de Kédougou.

 

Deux sites, un même scénario

Les faits sont précis. Vendredi soir, à Khossanto, un premier éboulement a causé la mort de trois orpailleurs.

Puis, dans la nuit de mercredi, un second drame a frappé le village aurifère de Kharakhéna, dans la commune de Bembou. Le bilan est de sept morts.

Deux blessés graves ont été évacués. L’un d’eux a succombé à l’hôpital, portant le total à dix victimes.

Des victimes venues de l’étranger

Selon les responsables locaux des orpailleurs artisanaux, les victimes sont majoritairement de nationalité malienne. Un ressortissant burkinabè figure également parmi les morts.

Ces chercheurs d’or exploitaient des sites interdits. Ils s’y rendaient de nuit, malgré les fermetures décidées par les autorités.

Une activité illégale qui résiste

Malgré les interdictions, l’orpaillage clandestin continue de prospérer à Kédougou.

La région reste l’un des principaux pôles de l’exploitation artisanale de l’or. Une activité qui se fait souvent au mépris des règles de sécurité les plus élémentaires.

Face à cette situation, les forces de sécurité multiplient les opérations.

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Des contrôles renforcés sur le terrain

Début décembre, la gendarmerie sénégalaise a mené une opération dans la commune de Bembou. En cinq jours, quatorze sites clandestins ont été démantelés.

Du matériel d’extraction et des produits utilisés pour l’exploitation minière ont été saisis.

Ainsi, l’objectif affiché est de freiner une activité jugée dangereuse, à la fois pour les hommes et pour l’environnement.

Une interdiction déjà actée par l’État

Dès octobre 2024, le président Bassirou Diomaye Faye avait durci le ton.

Un décret présidentiel interdit toute activité d’orpaillage à moins de 500 mètres de la Falémé, affluent du fleuve Sénégal, jusqu’en juin 2027.

Les forces de sécurité et les autorités locales avaient alors été mobilisées pour faire respecter cette décision.

Une tragédie de trop

Ces nouveaux décès relancent le débat. Comment enrayer durablement l’orpaillage clandestin, malgré les interdictions et les contrôles ?

À Kédougou, la ruée vers l’or continue de coûter des vies.

Et chaque éboulement rappelle l’urgence d’une réponse plus efficace, pour éviter que ces drames ne deviennent une fatalité.

Nb : photo d’archives

Eirena Etté

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