Dans la matinée du dimanche 7 décembre, les gendarmes de Zuénoula mènent une opération musclée à Bondoukouakou, sur les rives du Bandama. Leur mission : démanteler des installations d’orpaillage illégal, une activité qui dégrade l’environnement et menace les ressources en eau du fleuve.
Une intervention minutieuse dès l’aube
À 05h30, des éléments de l’escadron de gendarmerie de Zuénoula se déploient sur le site. Des clandestins mènent des activités illicites d’orpaillage dans cette zone.
Ils avaient sur le terrain plusieurs dispositifs artisanaux destinés à extraire illégalement l’or du Bandama.
Pendant près de dix heures, les gendarmes inspectent méthodiquement les installations disséminées sur le fleuve.
Leur opération aboutit à la destruction de plusieurs matériels.
Il s’agit notamment de 18 dragues, 80 tapis de rétention d’or, une cinquantaine de bassines, et 144 fûts utilisés comme flotteurs.
Tous ces matériels ont été détruits par les éléments de la maréchaussée.
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Ces équipements, employés quotidiennement par les orpailleurs, polluaient fortement les eaux et contribuaient à la dégradation des berges.
Un signal fort contre l’orpaillage clandestin
Cette opération d’envergure s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre l’exploitation illégale de l’or.
Sur le terrain, les gendarmes rappellent que cette pratique fragilisait les écosystèmes, perturbait la faune aquatique et exposait les populations à des risques sanitaires croissants.
Le Bandama peut enfin respirer
Avec la destruction de ces installations, les forces de l’ordre adressent un message clair : la lutte contre l’orpaillage illégal s’intensifie.
Le fleuve Bandama, lui, retrouve peu à peu son souffle après des mois d’exploitation anarchique.
Nb: photo d’archives
Esther Bognini (stagiaire)















