La Conférence des parties 2025 (Cop 30) se tiendra à Bélem, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025. En amont de cette rencontre mondiale sur le climat, l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (Pacja – Côte d’Ivoire) a organisé sa Pre-Cop 30 à Abidjan Cocody.
Une tradition pour peser sur les négociations
Chaque année, la Pacja mobilise ses membres autour d’une campagne d’influence avant la Cop.
L’objectif est de porter haut la voix des pays en développement et des communautés les plus exposées aux effets du changement climatique.
Selon le Dr Durand Oboue, coordonnateur national, cette édition met l’accent sur trois priorités. Ce sont la gouvernance mondiale, la justice fiscale et le financement climatique.
Démocratiser la gouvernance mondiale
Pour la Pacja, le système actuel reste déséquilibré. L’Alliance plaide pour une représentation africaine plus forte au sein du FMI, de la Banque mondiale et du Conseil de sécurité de l’ONU.
Elle appelle aussi à un cadre contraignant des Nations unies sur la coopération fiscale internationale, afin de lutter contre l’évasion fiscale, les flux financiers illicites et la concurrence fiscale entre États.
Financer équitablement l’action climatique
La Pacja demande des financements climatiques équitablement répartis, accessibles et fondés sur des subventions.
En effet, il est essentiel de mettre l’accent sur l’adaptation, les pertes et dommages, ainsi que sur une transition juste.
Dans cette perspective, les pays du Nord doivent assumer leurs responsabilités historiques et renforcer leur soutien aux efforts de résilience menés par les pays africains.
Réformer les règles du commerce mondial
Le troisième axe est la justice économique et commerciale.
L’Alliance propose de transformer les accords internationaux pour garantir un développement plus inclusif et durable.
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Par ailleurs, elle estime également nécessaire d’annuler la dette illégitime des pays du Sud. Et également, de repenser la gouvernance mondiale de la dette avec leur pleine participation.
Une campagne pour l’équité et la résilience
En somme, cette mobilisation met en lumière plusieurs enjeux clés. Il s’agit de l’endettement injuste qui freine les politiques publiques.
L’architecture financière internationale déséquilibrée et le financement climatique encore trop basé sur les prêts constituent aussi des enjeux.
Ce sont en tout cas autant de défis que la Pacja souhaite voir abordés à Bélem, lors de la Cop 30.
Eirena Etté















