Macky Sall est candidat au poste de secrétaire général de l’ONU. L’ancien président sénégalais a déposé son dossier avec le soutien de certains pays africains dont le Burundi. Si le chemin pour une réalisation éventuelle de ce projet est encore long, il faut rappeler qu’avant lui, des africains ont dirigé cet organe de l’ONU. 7info revient sur ces secrétaires généraux de l’ONU issus de l’Afrique.
Macky Sall fera-t-il parti du cercle restreint d’africains à occuper le poste de secrétaire général de l’ONU ?
Depuis sa création le 24 octobre 1945, des africains ont effectivement occupé le poste de secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU).
Il s’agit de l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali (1992-1996) du Ghanéen Kofi Annan (1997-2006). Ces deux personnalités africaines ont marqué l’histoire de la diplomatie internationale.
Boutros Boutros-Ghali, premier secrétaire général africain
Né le 14 novembre 1922 au Caire, il était issu d’une grande famille de la minorité chrétienne copte d’Egypte.
Après de brillantes études à Paris en France, il était devenu professeur de droit à l’université du Caire.
Auteur de plusieurs ouvrages traitant des relations internationales, il a occupé le poste de ministre d’Etat aux Affaires étrangères en octobre 1977.
Il était considéré comme le principal artisan des accords de paix égypto-israélienne s de Camp David (1978).
Devenu premier secrétaire général africain de l’ONU en 1992, le diplomate égyptien a dirigé l’organisation internationale pendant quatre années.
C’était de 1992 à 1996. Après son passage à la tête de l’ONU, il avait été le premier secrétaire général de la Francophonie de 1997-2002.
Le 16 février 2016, Boutros Boutros-Ghali a quitté le monde des vivants à l’âge de 93 ans.
Kofi Annan, le deuxième africain et septième secrétaire général
Kofi Anne a vu le jour le 4 avril 1938, le même jour que sa sœur jumelle. Issu d’une famille d’aristocrate négociants, à Kumasi, capitale de l’empire ashanti, il se fait remarquer par son leadership précoce.
A LIRE AUSSI : ONU, un africain veut la place d’Antonio Guterres
Au collège, il a persuadé ses camarades pensionnaires d’observer une grève de la faim pour obtenir, avec succès, une meilleure nourriture à la cantine.
Après une licence d’Economie obtenu au Etats-Unis, il continue ses études à l’institut de hautes études internationales de l’université de Genève en Suisse.
En 1962, il a travaillé pour l’organisation mondiale de la santé (OMS).
Entre 1987 et 1990, il est affecté au siège de l’ONU à New-York, comme sous-secrétaire général à la gestion des ressources humaines et coordonnateur des Nations Unies pour les questions de sécurité.
En 1993, il est promu sous-secrétaire général de Boutros Boutros-Ghali.
Le 1er janvier 1997, cet ancien étudiant de l’université de science et technologie de Kumasi, débutait son premier mandat de secrétaire général de l’ONU.
En 2001, il a obtenu le prix Nobel. Après son deuxième mandat, il a quitté le secrétariat général de l’ONU en 2006.
Le 18 août 2018, il s’est éteint à l’âge de 80 ans à Berne, en Suisse après une courte maladie.
L’ancien président sénégalais Macky Sall, soutenu par le Burundi, espère devenir le troisième africain et le dixième secrétaire général de l’organisation internationale.
L’ONU a connu à ce jour neuf (09) secrétaires généraux. Antonio Guterres est celui qui en exercice jusqu’à janvier 2027.
Arnaud Houssou













