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ONU, un africain veut la place d’Antonio Guterres

Mis à jour le 4 mars 2026
Publié le 04/03/2026 à 1:15 , , ,

Être secrétaire général de l’ONU. Ce désire, un ancien chef d’Etat le caresse.

 

Le prétendant africain au poste de secrétaire général de l’ONU est Macky Sall. Pour y arriver, l’ancien président sénégalais a le soutien du Burundi.

Ce pays de l’Afrique centrale le propose comme candidat pour remplacer Antonio Guterres. Un nouveau secrétaire général des Nations Unies doit être désigné le 1er janvier 2027.

Le mandat de Antonio Guterres arrivant à son terme. Dans la course, Macky Sall aura pour adversaire deux autres personnalités.

La première est l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet. La seconde personnalité est le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi.

Tous deux viennent d’Amérique latine. Une région qui réclame le poste cette fois-ci. De nombreux États plaidaient également pour qu’une femme dirige enfin l’ONU.

L’élection se joue au Conseil de sécurité. Officiellement, l’ensemble des membres choisit le futur Secrétaire général.

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Mais en réalité, les cinq membres permanents décident. La Chine, les États-Unis et la Russie disposent d’un droit de veto déterminant.

Les conseillers de l’ancien président sénégalais soulignaient qu’il n’a pas de contentieux avec ces puissances.

Il a co-présidé avec Xi Jinping le Forum Chine-Afrique. Vladimir Poutine avait apprécié sa neutralité sur plusieurs dossiers sensibles.

La composition actuelle du Conseil semble aussi favorable. Trois membres africains y siègent cette année.

Bahreïn et le Pakistan, membres de l’Organisation de la coopération islamique, peuvent également peser.

Certains rappellent toutefois qu’une femme à la tête de l’ONU est attendue depuis longtemps. Les soutiens de Macky Sall répondent que Michelle Bachelet suscite des réticences à Pékin et à Moscou.

Malgré les critiques formulées au Sénégal sur sa gestion passée, il compte se présenter comme le candidat du consensus.

Un concept qui s’est affaibli ces dernières années à l’ONU. Sa première étape est de rechercher l’appui de l’Union africaine.

La bataille diplomatique ne fait que commencer. Entre équilibres régionaux, rivalités de grandes puissances et revendication d’une femme à la tête de l’organisation, la succession d’Antonio Guterres s’annonce serrée. Et Macky Sall entend jouer toutes ses cartes.

Esther Bognini (stagiaire)

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