Le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature de Maurice Kamto, figure de l’opposition camerounaise, à l’élection présidentielle prévue pour le 12 octobre 2025.
Le 26 juillet, Elections Cameroon (Elecam) avait déjà écarté le dossier de Maurice Kamto, déposé sous la bannière du Manidem (Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie).
En cause, plusieurs investitures au nom de ce même parti. Une irrégularité jugée suffisante pour invalider sa participation.
Le Conseil constitutionnel confirme
Ce lundi 5 août 2025, le Conseil constitutionnel a tranché.
Réuni en audience, il a confirmé la décision d’Elecam. Maurice Kamto ne sera pas candidat à la présidentielle d’octobre.
Son avocat, Maître Hippolyte Meli Tiakouang, a annoncé la nouvelle à la presse.
« Le Conseil a estimé que sa candidature ne pouvait être valide. Par conséquent, il ne participera pas à la compétition présidentielle », a-t-il précisé.
Une nouvelle stratégie qui n’a pas suffi
En 2018, Kamto était arrivé deuxième derrière Paul Biya.
Cette année, pour contourner l’exclusion de son propre parti – le MRC, absent des institutions depuis son boycott des élections de 2020 – il avait choisi de se présenter sous l’étiquette du Manidem, seul parti disposant d’élus.
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Mais cette manœuvre s’est retournée contre lui.
Un autre militant, ancien membre du Manidem, a également été investi, provoquant un doublon fatal dans la procédure.
Un recours sans effet
Face à l’exclusion, Maurice Kamto a déposé un recours le 28 juillet, espérant faire annuler la décision d’Elecam.
Le Conseil constitutionnel vient donc de clore ce chapitre, validant la disqualification du principal opposant à Paul Biya.
Eirena Etté














