Emmanuel Macron passe à l’offensive sur la protection des mineurs en ligne.Le président français veut interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la prochaine rentrée scolaire.
Dans une vidéo diffusée le samedi 24 janvier 2026, le chef de l’État annonce avoir demandé au gouvernement d’activer la procédure accélérée afin de faire adopter rapidement le texte par le Parlement.
Un calendrier resserré
Emmanuel Macron veut aller vite.Il souhaite un vote rapide à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, pour permettre une application dès la rentrée prochaine.
La procédure accélérée réduit les délais parlementaires. Une action qui permet à l’exécutif de transformer rapidement une promesse politique en loi applicable.
Un message clair aux parlementaires
Le président a adressé cette vidéo à Laure Miller, députée du groupe Renaissance, à l’origine du texte.
Les députés entament l’examen de la proposition de loi dès lundi dans l’hémicycle.
Emmanuel Macron assume pleinement cette orientation.
« On interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans », affirme-t-il, avant d’ajouter une autre mesure forte : l’interdiction des téléphones portables dans les lycées.
Encadrer l’usage du numérique à l’école
Pour le chef de l’État, la règle doit être simple.Simple pour les adolescents.
Simple pour les familles.Simple pour les enseignants.
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L’exécutif veut ainsi réduire l’exposition des jeunes aux écrans, limiter les distractions en milieu scolaire et renforcer le cadre éducatif.
Protéger les enfants des dérives numériques
Emmanuel Macron justifie cette réforme par un enjeu majeur : la protection du développement des enfants et des adolescents.
« Le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre », insiste-t-il.
Il dénonce la captation de l’attention et la manipulation des émotions par les plateformes numériques, qu’elles soient américaines ou pilotées par des algorithmes étrangers.
Une interdiction élargie dès 2026
Le texte porté par la majorité présidentielle prévoit également d’étendre l’interdiction des téléphones portables au lycée, dès la rentrée 2026.
Cette mesure complète celles déjà en vigueur dans les écoles primaires et les collèges.
En somme, si le Parlement adopte le texte dans les délais annoncés, la France s’engagera dans une régulation plus stricte du numérique chez les jeunes, avec un objectif clair : reprendre le contrôle sur l’usage des écrans.















