Côte d’Ivoire Société

L’Identité et la labellisation de l’attiéké au cœur d’un forum à Abidjan

Mis à jour le 6 février 2020
Publié le 06/02/2020 à 2:41 , , ,




C’est en prélude à « l’Attiéké Poisson Tour », événement annuel qui réunit tous les acteurs de la chaîne de valeur de la transformation du manioc, qu’un forum a été organisé ce jeudi 6 février au Palais de la Culture. Les responsables de l’Agence 247 communication, à l’initiative de la rencontre, souhaitent mener des réflexions en vue d’améliorer qualitativement la production de l’attiéké pour une labellisation en bonne et due forme.

L’attiéké fait partie de l’identité culturelle et culinaire de la Côte d’Ivoire. Produit à partir de la semoule de manioc, ce met très apprécié des Ivoiriens et de tous ceux qui visitent le pays, fait l’objet d’une attention particulière ces derniers mois. On se rappelle encore l’incident créé au SARA (Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales), par le « Faso Attiéké » qui avait remporté le prix Pierre Castel du meilleur agripreneur. De quoi ramener au goût du jour la question de la labellisation et de l’Identité du produit.

Les organisateurs de « l’Attiéké Poisson Tour » ne veulent donc plus se limiter à cet événement festif. Il s’agira désormais de mener des réflexions et susciter le débat pour la labellisation du produit, d’où « l’Attiéké Manioc Forum » qui réunit tous les acteurs du secteur.

« L’attiéké est une identité culturelle qu’il faut promouvoir. Depuis 6 ans nous organisons l’Attiéké Poisson Tour, mais cette fois, nous avons décidé d’ajouter ce forum pour aller au-delà de l’événement et asseoir les bases de l’industrialisation et de la labellisation du produit. Nous allons mettre l’édition 2020 de l’attiéké poisson tour, sous le sceau de l’autonomisation de la femme. Il est important de le faire parce que le manioc représente 12% du PIB agricole en Côte d’Ivoire. Et les femmes représentent près de 90% de la chaîne de valeur de la transformation du manioc à l’attiéké. Comprenez donc qu’on doit les aider à être autonomes et plus productives. Je pense même que si nous commençons l’autonomisation de la femme en Côte d’Ivoire par celles qui travaillent dans le manioc, le projet portera mieux ses fruits » a fait savoir David Legret, Directeur général de 247 communication.

Les femmes « Atchans et Adjoukrou », peuples de sud de la Côte d’Ivoire et communautés sur lesquels repose essentiellement la production de l’attiéké, ont illuminé la salle Niangoran Porquet du Palais de la Culture. Leurs responsables ont tenu à saluer l’événement et surtout à exprimer leur satisfaction pour le processus de labellisation de l’attiéké qui est en marche. Pour le premier panel, plusieurs personnalités avec à leur tête, Ekra Jean Roger, Directeur général de l’Office Ivoirienne de la Propriété Intellectuelle (OIPI), ont été invitées. Il s’agit de jeter les bases afin de sauvegarder l’Identité culinaire de la Côte d’Ivoire à travers le dépôt légal de la marque « Attiéké ».

Eric Coulibaly

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