Société

Les candidats à l’UNJCI convoqués au ministère de la Communication

Mis à jour le 23 juillet 2019
Publié le 23/07/2019 à 3:27 , , , ,

Franck Ettien, Lance Touré et Jean Claude Coulibaly sont en ce moment au ministère de la Communication et des Médias pour la gestion de la crise de l’UNJCI, l’union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire qui était à son 10è congrès ordinaire les 20 et 21 juillet dernier. Le viol des dispositions réglementaires a abouti à une cacophonie qui a empêché le vote du conseil exécutif et du conseil d’administration.

Face à la violence, sous toutes ses formes qui prenait le pas, le président du congrès, César Etou a décidé de se retirer. C’est sous escorte policière qu’il est sorti de l’auditorium du ministère des Affaires Etrangères. En attendant le dénouement de la tentative de conciliation par la tutelle, Franck Ettien et Lance Touré ont réagi à travers une déclaration publiée via les réseaux sociaux après le congrès raté de l’UNJCI.

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24 heures à peine après le congrès de l’UNJCI, tenu les 20 et 21 juillet, les candidats à la présidence de l’organe, s’expriment. Ils ont produit chacun une déclaration pour donner leur position suite à l’élection manquée du conseil exécutif dimanche dernier. Si le candidat Jean-Claude Coulibaly n’a pas encore réagi de manière officielle, les deux autres, Lance Touré et Franck Ettien, ont, via les réseaux sociaux et certains organes de presse, invité leurs partisans à rester mobiliser pour la suite, selon l’évolution de la situation.

 « Chères consœurs et chers confrères, C’est avec une immense désolation que nous avons assisté à la suspension du 10e Congrès de l’UNJCI du fait d’un blocage créé de manière délibérée par un candidat et son équipe. Une attitude qui est aux antipodes du thème de ce 10e Congrès de l’UNJCI :  » Le journaliste ivoirien face à ses responsabilités ». Ruinant ainsi l’espoir des journalistes de voir se tenir jusqu’à son terme ce Congrès en vue du renouvellement des instances de notre union commune. Toutefois, en attendant de nous prononcer, dans les jours à venir, nous tenons à féliciter les congressistes pour leur mobilisation exceptionnelle jusque tard dans la nuit. Merci à tous nos confrères et consœurs restés déterminés en vue de nous porter à la tête de notre union. Nous les invitons à rester sereins et à entretenir la flamme de la mobilisation pour une UNJCI crédible. Nous voulons, enfin, remercier les partenaires de l’UNJCI pour leur confiance et leur soutien. Dieu nous garde et nous bénisse abondamment » s’est exprimé le candidat Lance Touré, tête de liste Cohésion Actions et Professionnalisme (CAP) » à travers sa plateforme de campagne.

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Le candidat à la présidence de l’UNJCI était opposé au nombre illimité des procurations pour le vote du conseil exécutif dimanche dernier. Selon lui, les textes qui autorisent les procurations ne sont pas assez précis sur le nombre à accorder à chaque candidat. Une position aussi défendue par le candidat Franck Ettien. Lui, en plus d’inviter à la mobilisation, souhaite que l’UNJCI soit désormais dirigée par un conseil de transition, qui en assurera l’intérim jusqu’au prochain congrès.

« …La liste que nous avons l’honneur de conduire proteste vigoureusement contre la violence constatée au deuxième jour du congrès ; s’indigne face à cette attitude qui n’honore pas la grande famille de la presse nationale et nuit gravement à son image. Apporte toute sa compassion aux congressistes pour les désagréments ; Salue et félicite l’ensemble des journalistes qui se sont mobilisés pendant deux jours pour travailler à la modernisation de notre union commune. Notamment, ceux qui sont venus de l’intérieur du pays et dont les efforts ont été mal récompensés. Exhorte tous les journalistes à rester mobilisés et à attendre avec sérénité la suite qui va être donnée à ce congrès interrompu.

Le conseil exécutif sortant conduit par Moussa Traoré et le conseil d’administration conduits par Ahouré ayant présenté leur bilan et obtenu le quitus, les deux mandats ont pris fin. De sorte que le seul organe légal et légitime qui assure l’intérim de la direction de l’UNJCI, c’est le président élu du congrès. Nous nous tenons à sa disposition » fait savoir Franck Ettien, tête de la liste Innovons Ensemble.

L’organisation d’un nouveau congrès est attendue par toute la corporation. Mais, cela passe par une uniformisation des points de vue sur l’application des textes qui régissent l’UNJCI, toute chose en débat ouvert entre la tutelle et les candidats.

« Nous disons que c’est tout simplement déplorable ce qui s’est passé ce dimanche. Cela n’honore pas le journalisme et ne rehausse pas l’image de notre corporation. Nous regrettons le comportement de nos adversaires qui ont bloqué délibérément l’aboutissement de ce congrès en empêchant la tenue du scrutin. Créant de fait un cafouillage qui a contraint le président du congrès à rendre sa démission car la sécurité n’était plus de mise. Il est inadmissible que le président du congrès appelle au respect des textes que nous nous sommes donnés et que des adversaires le refusent. C’est déplorables et nous n’allons pas accepter cela. Nous présentons nos excuses aux congressistes. Et leur demandons de rester sereins et mobilisés. Qu’ils sachent en outre que nous n’allons plus entrer dans des compromis et des compromissions. Désormais, ce sera l’application des textes que nous allons exigerons »  Jean-Claude Coulibaly, candidat à la présidence du comité exécutif de l’UNJCI.

Article actualisé le 23-07-2019 à 14h54

Éric Coulibaly

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