Société

Incendie à Yopougon St-André : une rivalité à l’origine du drame

Mis à jour le 19 mai 2021
Publié le 13/05/2021 à 1:09 ,

Ce 12 mai, jour de fête restera une page sombre dans l’esprit des habitants du quartier Sicogi – Saint-André dans la commune de Yopougon. Plusieurs habitations sont parties en fumée. L’incendie aurait été déclenché par une fuite de gaz allumée dans la pièce d’une maison familiale. Une équipe de 7info sur place a pu constater l’ampleur des dégâts.

Le bilan est lourd : 6 maisons du quartier Sicogi, entre l’église catholique Saint-André, la pharmacie du même nom et l’agence SODECI, sont parties en fumée dans la matinée du mercredi 12 mai 2021. Si l’on ne note aucune perte en vie humaine, les dégâts matériels sont importants. La quinzaine de magasins mitoyens, fermés ce jour férié, n’a pas pu résister à la puissance du feu.

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Deux « sœurs rivales » responsables des dégâts

J.K, l’une des malheureuses voisines de la maison d’où est parti le feu, sous couvert de l’anonymat, raconte les faits le soir du drame. Selon elle, tout a commencé par des disputes interminables entre deux « sœurs rivales » habitant la même cour familiale. Une haine viscérale l’une contre l’autre au point de ne pas se parler. Et ce jour de l’Aïd El-Fitr a été l’aboutissement d’une rivalité qui a duré trop longtemps.

« Pendant que l’une se trouvait dans sa chambre, l’autre qui faisait la cuisine dans la sienne avait allumé le gaz. Ensuite, elle est sortie sans revenir de si tôt. Plus tard, sa sœur restée sur place, constatant la montée de la fumée dans la pièce voisine, a décidé de garder le silence face à un « feu qu’elle n’a pas allumé ».

Au lieu d’alerter les secours, elle a préféré sortir sans rien faire. Les minutes qui ont suivi, il était trop tard, la bouteille a explosé et le feu s’est propagé » a confié J.K à 7info. Avant d’ajouter : « C’est jalousie de femmes qui nous a tous mis dans problème aujourd’hui », les yeux larmoyants.

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Des dégâts matériels colossaux

Les commerçants du quartier ont également payé le lourd tribut en ce jour de Ramadan. La rue qui est connue comme la référence des vendeurs de pagnes Kita et autres tenues traditionnelles Akan fait désormais place à une triste carte postale. Sans compter les boutiques de produits cosmétiques qui bondent de monde en semaine.

Les dégâts matériels sont énormes, la valeur économique des marchandises commerciales aussi. « Ce sont des investissements de plus de 30 millions qui sont partis en fumée » a fait savoir le propriétaire d’un étal de vêtements traditionnels.

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