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Guinée-Bissau, la CEDEAO rejette la proposition de transition des militaires au pouvoir

Mis à jour le 15 décembre 2025
Publié le 15/12/2025 à 11:37 , , , ,

Réunis le dimanche 14 décembre 2025 à Abuja, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont échangé sur la situation socio-politique en Guinée-Bissau.

 

L’annulation de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du dimanche 23 novembre 2025 en Guinée-Bissau, préoccupe la CEDEAO.

L’organisation sous-régionale menace d’imposer “des sanctions ciblées“ à toute personne qui tenterait d’entraver le retour à un régime civil dans ce pays.

La Guinée-Bissau, il faut le rappeler a subi un coup d’Etat le mercredi 26 novembre 2025.

Alors que la proclamation des résultats du scrutin présidentiel était prévue le jeudi 27 novembre, le général Horta N’Tam, chef d’état-major de l’armée de terre a renversé le président Embalo.

Mettant ainsi fin au processus électoral. À sa prise de pouvoir, le nouvel homme fort de la Guinée-Bissau a promis une transition de 12 mois.

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Une proposition que rejettent les dirigeants ouest-africains. Ces derniers exigent un retour immédiat de l’ordre constitutionnel.

La CEDEAO propose plutôt une transition courte et inclusive dans laquelle toutes les forces politiques bissau-guinéennes seront largement représentées.

Les chefs de l’État de la CEDEAO ont aussi menacé de prendre des sanctions.

“Les autorités imposeront des sanctions ciblées aux individus ou groupes de personnes qui entravent le processus de transition“, a déclaré Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO.

L’organisation ouest-africaine appelle également à la libération de tous les prisonniers politiques et les membres de la société civile détenus depuis le coup d’Etat du 26 novembre 2025.

Arnaud Houssou

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