Côte d’Ivoire

Grand-Bassam, le CIAPOL rassure après le déversement des produits pétroliers sur des plages

Mis à jour le 6 janvier 2026
Publié le 06/01/2026 à 11:24 , , ,

Après l’incident malencontreux sur des plages de Grand-Bassam et d’autres localités voisines, le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) a procédé à des examens des produits déversés. Voici leurs conclusions.

 

Ils sont sans risque sur la santé humaine et encore moins sur les ressources halieutiques vivant dans les zones maritimes impactées.

C’est la conclusion que tirent les experts du Centre ivoirien antipollution (CIAPOL).

Ils rendent après examen des produits pétroliers retrouvés le dimanche 28 décembre 2025 sur des plages de Grand-Bassam non loin d’Abidjan.

Dans la nuit du samedi 27 décembre 2025, de manière accidentelle, des produits pétroliers ont été déversés sur ces plages.

La découverte de ces couches noirâtres sur ces lieux fréquentés surtout en cette période de fête de fin d’année, avait suscité des inquiétudes au sein des habitants.

Il fallait donc trouver la nature de ces produits et surtout ce qu’ils pouvaient avoir comme conséquence pour les populations.

Le CIAPOL s’est donc saisi de l’affaire et a déployé une équipe sur place pour des prélèvements.

Après examen, dans une interview publiée le lundi 5 janvier 2025, son directeur, Pr Ossey Bernard Yapo, rasure la population.

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Selon lui, ce type de pollution marine est loin d’être une pollution de grande envergure.

Il explique que ce qui s’est passé sur les pages de Grand-Bassam est moins de 10 tonnes de pétrole.

Loin des déversements pétroliers de plus de 100 000 tonnes comme certains pays l’ont connu, relate le confrère L’Inter.

« Pour cette pollution, l’évaluation de la situation par le CIAPOL des plages impactées a révélé que celles-ci ont été contaminées par environ 7 tonnes de pétrole brut léger déversées accidentellement en mer par une fuite.

Ce tonnage reste inférieur au niveau requis de 10 tonnes pour le déclenchement du plan Polumar. Dans ce cas d’accident, survenu à la SIR, on parle de pollution de niveau 1, de faible ampleur, donc mineur du point de vue national », explique le patron du CIAPOL.

« Durant toute la période de crise, aucune espèce de ressources halieutiques, ni fruit de mer n’a été retrouvé morte sur les plages impactées.

Au total, c’est 145 tonnes de déchets dont 33 tonnes de macrodéchets contaminés et 112 tonnes de sable souillés y compris les coquillages qui ont été collectés, convoyés pour être traités à l’issue du nettoyage des plages », précise Pr Ossey Bernard Yapo.

Richard Yassseu

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