Économie

La Banque mondiale encourage les filières vivrières dans le Sud-Est

Mis à jour le 19 août 2025
Publié le 19/08/2025 à 3:35 , , ,

« La Banque mondiale salue les résultats concrets obtenus grâce au Projet de développement des chaînes de valeurs vivrières (PDC2V) ». C’est ce qu’à déclaré son responsable des opérations pour la Côte d’Ivoire, le Togo et la Guinée, Tony Verheijen. Ceci, le 12 août 2025, lors d’une mission de terrain dans le Sud-Est ivoirien pour encourager les filières vivrières. 

 

Des financements partagés pour transformer l’agriculture

Principal bailleur du projet, l’institution internationale a mis en avant le Fonds à coûts partagés (FCP).

Ce mécanisme permet aux acteurs agricoles de se professionnaliser et de moderniser leurs installations.

Trois localités ont été visitées, chacune illustrant une étape clé de la chaîne agro-industrielle.

Alepé, vitrine d’un attiéké modernisé

À Alepé, la délégation a découvert l’unité de production Nourivoire, dirigée par Kré Maxime.

Grâce aux équipements acquis via le FCP, l’entreprise produit chaque année environ 250 tonnes d’attiéké “Attiéké Choco”, destinées au marché local et à l’export.

Aboisso, l’innovation aquacole

À Aboisso, c’est l’entreprise Poly Élevage d’Augustin Millan qui a retenu l’attention.

Ses installations reposent sur 10 bacs hors sol, 15 étangs, ainsi qu’une retenue d’eau, avec un objectif : atteindre 1,5 million d’alevins d’ici fin 2025.

Les aliments pour poissons y sont produits à base de mouches soldats noires, une innovation appréciée par la mission.

Yaou, des femmes au cœur de la transformation

La visite s’est poursuivie à Yaou avec le Group Eroveem-FY, dirigé par Ezinlin Epse Yavo Bayo Euphrasie.

Également, spécialisée dans la transformation du manioc en attiéké et placali, l’entreprise a traité 545,9 tonnes de manioc entre août 2024 et juillet 2025.

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Employant près de 80 personnes, dont 90 % de femmes, elle a ainsi reçu l’encouragement de la Banque mondiale à viser la certification ISO.

Une mission appelée à se poursuivre

En somme, au terme de cette étape, Tony Verheijen a exprimé à Mahamane Ouattara, représentant du coordonnateur du PDC2V, la satisfaction de l’institution face aux progrès constatés.

La mission doit se poursuivre à Abengourou avec d’autres visites.

Notamment au Centre de développement du vivier de l’École régionale de l’agriculture de l’Est (ERA-Est).

Une bonne nouvelle pour les filières vivrières.

Eirena Etté

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