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Côte d’Ivoire, 1ere d’Afrique de l’ouest au classement CPIA de la Banque mondiale

Mis à jour le 21 juillet 2025
Publié le 21/07/2025 à 11:42 , ,

La Côte d’Ivoire confirme sa dynamique de réformes. Dans son rapport annuel publié le 10 juillet 2025, la Banque mondiale classe le pays parmi les plus performants d’Afrique de l’Ouest en matière de politiques publiques. Ce classement s’appuie sur l’indice CPIA. 

 

Avec une note de 3,9 sur 6, la Côte d’Ivoire partage la première place régionale avec le Cap-Vert et le Bénin, selon les données transmises à l’Agence ivoirienne de presse (AIP).

 

Des institutions solides, malgré les turbulences

Ce classement s’appuie sur l’indice CPIA (Country Policy and Institutional Assessment).

C’est un outil d’évaluation qui mesure la qualité des politiques et institutions dans les pays éligibles à l’aide de l’Association internationale de développement (IDA).

Seize critères sont passés au crible, autour de quatre grands axes.

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Ce sont la gestion économique, les réformes structurelles, l’inclusion sociale et la gouvernance.

La Côte d’Ivoire arrive en tête au niveau ouest-africain, dans un environnement régional instable.

La discipline budgétaire, l’amélioration de la gouvernance et la fourniture de services publics essentiels figurent parmi les points forts salués par les experts de l’institution de Bretton Woods.

 

Des signaux positifs pour les bailleurs de fonds

Ce bon score intervient dans un contexte de confiance renouvelée des partenaires internationaux.

Il fait écho au récent emprunt réussi de 50 milliards de yens (environ 300 millions d’euros soit 196,8 milliards FCFA) sur le marché japonais, à travers un Samouraï Bond à taux préférentiel.

Une opération financière qui reflète la crédibilité retrouvée du pays auprès des investisseurs.

 

Des défis à relever pour maintenir le cap

Si la Côte d’Ivoire se distingue, la Banque mondiale met en garde contre des fragilités persistantes.

La qualité de la gouvernance reste perfectible, tout comme l’accès équitable aux services publics.

L’institution appelle à accélérer les réformes structurelles et à renforcer l’inclusion sociale pour éviter un essoufflement des acquis.

Dans l’ensemble, l’Afrique subsaharienne affiche une note moyenne de 3,1, signe d’un équilibre encore précaire entre avancées économiques et lacunes institutionnelles.

Des pays comme la Guinée-Bissau, le Liberia ou encore le Mali ferment la marche, tandis que le Niger enregistre la plus forte chute de la région.

 

Une dynamique à poursuivre

Cette reconnaissance internationale vient appuyer les efforts des autorités ivoiriennes pour moderniser l’administration. Et ainsi, rendre les politiques publiques plus efficaces. Afin de  répondre aux attentes d’une population en quête de stabilité et de progrès.

Eirena Etté

 

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