Économie

Filière manioc, un nouveau laboratoire pour booster le secteur en Côte d’Ivoire

Mis à jour le 12 septembre 2025
Publié le 12/09/2025 à 10:00 , , ,

Le Centre régional d’excellence pour les phytopathogènes transfrontaliers (Wave) a franchi une nouvelle étape. Le mardi 9 septembre 2025, à Bingerville, son directeur exécutif, le Pr Justin Pita, a annoncé l’ouverture d’un laboratoire spécialisé à l’Université Félix Houphouët-Boigny. L’objectif est de renforcer la productivité de la filière manioc et soutenir la compétitivité agricole.

 

Des plateformes innovantes

Installé dans le pôle scientifique et d’innovation de l’université, ce centre comprend quatre plateformes.

Ce sont ceux de virologie, de services, de valorisation des micro-organismes et de culture de tissus.

Cette dernière permet de soigner les variétés infectées et de développer de nouvelles souches résistantes.

Les recherches concernent la filière manioc mais aussi le cacao, l’hévéa et la banane.

Des réponses concrètes pour les producteurs

Selon Pr Pita, l’initiative doit fournir aux décideurs et aux agriculteurs des données fiables pour limiter les pertes liées aux maladies et à la dégradation des sols.

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La Côte d’Ivoire produit environ cinq millions de tonnes de manioc par an. Pourtant, une partie importante échappe encore à la transformation locale.

Un enjeu alimentaire

« La science ne doit pas se limiter à créer de nouvelles variétés. Elle doit aussi éclairer sur la santé des sols et des cultures », a insisté le directeur exécutif.

Le manioc, pilier de l’alimentation ivoirienne avec l’attiéké en tête, reste une ressource stratégique.

Eirena Etté

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