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Mali, la vie à Bamako après les attaques du week-end

Mis à jour le 27 avril 2026
Publié le 27/04/2026 à 5:22 ,

Au Mali, au lendemain des attaques de la coalition FLA-JNIM dans plusieurs localités du pays, la capitale Bamako tente de retrouver son rythme normal. Ce lundi matin, dans un climat encore marqué par la peur, des mesures sécuritaires sont renforcées et le trafic  routier a repris.

 

« La population est sortie et chacun est parti vaquer normalement à ses occupations, mais avec toujours cette peur persistante ».

Le témoignage d’Armel Kanté, un habitant de la capitale.

Joint au téléphone par 7info, il indique que plusieurs mesures ont été mises en place pour encadrer la vie quotidienne.

À l’en croire, les banques ont modifié leurs horaires. Elles ouvrent vers 9h et referment aux environs de 14h.

Les checkpoints et dispositifs de sécurité, eux, restent maintenus sur plusieurs axes.

Dans le secteur éducatif, certaines écoles privées ont suspendu temporairement les cours, avec une reprise envisagée à partir de mercredi selon les établissements.

Plusieurs administrations et structures privées ont également réduit ou interrompu leurs activités afin de garantir la sécurité des usagers et du personnel.

Dans son témoignage, l’habitant revient également sur les rumeurs dans la capitale concernant la situation des autorités.

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« Ceux qui racontent que le président Assimi Goïta est mort, ne disent pas vrai. C’est archi-faux. Notre président va bien et il nous parlera au moment venu.

Merci aux FAMa pour leur bravoure », a-t-il ajouté, appelant à la prudence face aux fausses informations.

Sur le plan institutionnel, les autorités maliennes ont décrété deux jours de deuil national à la suite des violences du week-end.

Elles accompagnent cette mesure d’un renforcement de la sécurité, notamment un couvre-feu de 72 heures dans certaines zones sensibles.

Les autorités appellent au calme, à la vigilance et à la prudence face à la propagation de rumeurs.

Tristan Sahi

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