Avec ses 4,17 enfants par femme, la Côte d’Ivoire reste l’un des pays à forte natalité, loin des chiffres inquiétants enregistrés en Asie de l’Est.
Le contraste est frappant. Tandis que la population ivoirienne continue de croître, dans d’autres régions du monde, les berceaux se vident.
C’est ce que révèlent les dernières données démographiques des Nations Unies publiées pour 2025.
Une Afrique qui donne encore la vie
En Afrique, la fécondité reste élevée.
Le Tchad (5,94 enfants par femme), la Somalie (5,91) et la RDC (5,90) figurent en tête du classement mondial.
Ici, les familles nombreuses sont encore la norme.
Les raisons sont multiples : traditions, faible accès à la contraception, importance de la main-d’œuvre dans les zones rurales…
Dans cette dynamique, la Côte d’Ivoire ne fait pas exception.
Avec 4,17 enfants par femme, le pays s’inscrit dans une tendance partagée avec des voisins comme le Mali (5,42), le Nigeria (4,30) ou encore le Mozambique (4,62).
Cette jeunesse, si elle est bien formée et encadrée, pourrait devenir un véritable moteur de croissance.
Pendant ce temps, l’Asie retient son souffle
À l’opposé, certains pays d’Asie de l’Est battent des records… de faible natalité.
La Corée du Sud n’a jamais eu aussi peu d’enfants : 0,75 enfant par femme en moyenne. Juste derrière : Taïwan (0,86), Singapour (0,96), l’Ukraine (1,00) et la Chine (1,02).
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Dans ces pays, fonder une famille est devenu compliqué.
Prix des logements, coût de l’éducation, précarité des jeunes actifs… les enfants ne sont plus une priorité, parfois même plus une envie.
Deux continents, deux défis
Ce choc démographique dessine deux réalités.
En Afrique, il faut investir dans l’éducation, la santé, l’emploi.
En Asie, il faut réinventer la politique familiale, repenser les modèles de société et redonner envie de faire des enfants.
Entre espoir et urgence, la Côte d’Ivoire fait donc partie de ces pays jeunes, portés par une vitalité démographique, mais confrontés à l’impératif d’anticiper.
Car la jeunesse est une richesse.
À condition de savoir la préparer.
Eirena Etté















