Côte d’Ivoire

Divulgation de fausses nouvelles – Le procès de Michel Gbagbo renvoyé, Me Dadjé Rodrigue « c’est plus le procès de la presse et des journalistes… » 

Mis à jour le 24 septembre 2018
Publié le 20/10/2017 à 4:59
Prévu ce vendredi 20 octobre au tribunal de Plateau, le procès pour « Divulgation de fausses nouvelles » qui oppose le parquet à Michel Gbagbo le fils de l’ex-dirigeant ivoirien, Laurent Gbagbo, et le journaliste français Laurent Despas, n’a pu se tenir. Il a été renvoyé à une date ultérieure.
 
Il faudra encore attendre pour voir se tenir le procès de Michel Gbagbo pour « Divulgation de fausses nouvelles ». L’audience prévue ce vendredi n’a pu avoir lieu. Elle a été renvoyée à une date pas encore indiquée.
 
La raison ? Selon Me Dadjé Rodrigue l’avocat du fils de Laurent Gbagbo l’ex-président ivoirien, ce renvoi est purement lié à question d’organisation administrative. « Il n’y a rien eu de grave. Chaque année, il y a une ordonnance qu’on appelle Ordonnance de vacation qui organise le programme des Chambres. Cette ordonnance n’était pas disponible hier (Ndlr, jeudi 19 octobre). C’est pour cela que l’audience n’a pas pu être programmée ce jour. On nous dit que c’est disponible depuis tout à l’heure. Ils vont donc nous donner une date ultérieure à laquelle l’audience va avoir lieu. C’est une question d’organisation administrative », a-t-il fait savoir à Pôleafrique.info qui l’a joint.
 
Michel Gbagbo doit comparaître conjointement avec un responsable de média numérique pour « divulgation de fausses nouvelles ». Ils sont tous deux inculpés depuis le 26 mai 2016 suite à une interview accordée par Michel Gbagbo à ce confrère le 2 mai de la même année. Le fils de Laurent Gbagbo y déclarait qu’« à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons » du pays. Il disait aussi que « 300 personnes … inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues ».
 
Des informations que le parquet a réfutées. Selon le procureur Adou Richard, le parquet « n’a été saisie d’aucun cas de disparition d’inculpés de la crise postélectorale », déclarant ainsi que les propos de Michel Gbagbo sont « sans fondement et mensongers ».
 
Pour Me Dadjé Rodrigue, ce procès est plus celui de la presse que celui de Michel Gbagbo. « Ce procès est plus le procès de la presse et des journalistes que le procès de Michel Gbagbo. Et que, si la décision qui est rendue est une condamnation, elle met toute la presse et tous les journalistes en danger toutes les fois qu’ils donnent la parole à un citoyen. Il faudrait que ce soit su de tous », clarifie à Pôleafrique.info l’avocat du fils de Laurent Gbagbo.
 
Ce procès avait été annoncé en juin 2017, mais a été reporté à deux reprises suite à un accord entre le parquet et la Défense.
 
Richard Yasseu
Source : rédaction Poleafrique.info
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