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Coupe du Monde 2026 : Donald Trump veut maintenir 19 pays que hors du territoire américain, des africains parmi

Mis à jour le 25 novembre 2025
Publié le 25/11/2025 à 1:00 , , , , , , ,

La tension monte autour de la Coupe du Monde 2026. À quelques mois du coup d’envoi, l’administration Trump confirme une décision qui bouleverse l’organisation du tournoi. 19 pays restent interdits d’entrée sur le sol américain. 

Une mesure exceptionnelle qui place la FIFA face à un casse-tête diplomatique inédit.

Une Coupe du Monde sous haute tension politique

Le tirage des derniers barrages vient à peine de tomber. Quarante-deux nations sont déjà qualifiées et les ultimes billets seront attribués en mars.

Mais, au-delà du sportif, cette édition qu’organisent par les États-Unis, le Canada et le Mexique prend un tournant éminemment politique.

Donald Trump multiplie les apparitions publiques aux côtés de Gianni Infantino.

Le président américain met en scène son implication personnelle, transformant l’événement en vitrine diplomatique.

Photos avec Cristiano Ronaldo, rencontres avec des représentants saoudiens… Le décor est planté. Le football devient un outil d’influence.

Une liste d’interdiction qui change tout

Washington confirme le maintien de sa proclamation de juin 2025.

Les ressortissants de 19 pays ne pourront pas entrer aux États-Unis pour la Coupe du Monde 2026.

Ce sont l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, l’Haïti, l’Iran, le Burundi.

Il y a également le Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan, la Libye, la Somalie, la Syrie, le Yémen et la Corée du Nord.

Seuls les joueurs, entraîneurs et personnels indispensables aux rencontres bénéficient d’exemptions.

Pour les supporters, journalistes, arbitres ou équipes techniques élargies, rien n’est garanti.

Cette position rompt avec l’usage.

Un pays hôte facilite traditionnellement l’accès à son territoire pour accueillir les fans du monde entier.

Haïti et l’Iran au cœur du blocage

Les deux nations concernées et qualifiées vivent une situation encore plus complexe.

Pour Haïti, la qualification en pleine crise nationale était une rare source d’espoir.

Mais les fans haïtiens, pourtant prêts à faire le voyage, se voient refuser l’entrée sur le sol américain.

Pour l’Iran, habitué aux tensions avec Washington, les obstacles sont également massifs.

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Les autorités américaines indiquent que des demandes de visas peuvent être déposées, tout en précisant qu’elles ont « très peu de chances d’être jugées éligibles ».

Au-delà des supporters, des arbitres et officiels issus des pays interdits risquent eux aussi d’être recalés.

Une FIFA sous pression

Face à ces blocages, la FIFA tente d’éteindre l’incendie.

Le dispositif FIFA Pass, conçu pour faciliter la circulation des accrédités, ne suffit pas. Les autorités américaines veulent garder la main sur chaque entrée.

Plusieurs pistes sont à l’étude. Il s’agit entre autres d’élargir les exemptions aux arbitres et personnels techniques.

Mais aussi de déplacer certaines opérations vers le Canada ou le Mexique, ou mener des négociations discrètes avec Washington.

Pourtant, à quelques semaines du tirage final prévu le 5 décembre à Washington, aucune solution claire ne se dessine

Un bras de fer inédit

À mesure que le Mondial approche, une question domine. Comment garantir l’universalité d’un événement censé rassembler la planète entière, quand le pays hôte impose l’une des politiques migratoires les plus strictes de l’histoire des Coupes du Monde ?

Les prochains mois seront décisifs. Et cette édition 2026, même avant son coup d’envoi, apparaît déjà comme l’une des plus politiques jamais organisées.

Eirena Etté

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