La circonscription électorale de Tankessé a enregistré un résultat pour le moins inédit à l’issue des élections législatives de 2025. Selon les résultats provisoires de la Commission Électorale Indépendante (CEI), le député sortant Soumaïla Brédoumy, cadre du PDCI-RDA, a été réélu avec 30,38 % des suffrages exprimés, alors même qu’il se trouve en détention depuis le 26 novembre 2025.
Soumaïla Brédoumy est placée sous mandat de dépôt dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours.
Il est accusé entre autres pour atteinte à la sûreté de l’État, complot, appels à l’insurrection et actes assimilés au terrorisme.
Ces faits restent, à ce stade, du ressort de la justice, aucune décision définitive n’ayant encore été rendue.
Une campagne menée par procuration
En raison de son incarcération, le candidat n’a pu battre campagne sur le terrain. C’est donc son épouse qui a assuré la représentation politique du candidat durant la période électorale.
Elle a relayé le message politique de son époux et appelé les électeurs de Tankessé à lui renouveler leur confiance.
Malgré ce contexte exceptionnel, une partie significative de l’électorat a porté son choix sur le député sortant.
Ce qui lui permet de conserver son siège selon les chiffres provisoires de la CEI.
Une victoire aux implications politiques et symboliques fortes
Cette réélection, pour ses partisans, traduit un attachement profond à l’homme et à son action politique.
Pour ses détracteurs, elle soulève des interrogations sur la compatibilité entre mandat parlementaire et situation judiciaire.
En attendant la proclamation des résultats définitifs et l’évolution de la procédure judiciaire, la réélection de Soumaïla Brédoumy à Tankessé s’impose comme l’un des faits marquants des législatives 2025.
Elle illustre la complexité des rapports entre justice, politique et souveraineté populaire.
Tristan Sahi














