Société

Côte d’Ivoire, 47 nouvelles cellules de gestion des plaintes installées dans 3 régions

Mis à jour le 5 juillet 2025
Publié le 05/07/2025 à 10:18 ,

« Les cellules de gestion des plaintes sont des instances participatives qui permettent aux communautés d’exprimer librement leurs attentes, leurs observations et leurs préoccupations ». Cette déclaration de Bazoumana Coulibaly, spécialiste en sauvegardes sociales au PIF2 résume la dynamique engagée entre l’État et les populations riveraines des forêts classées.

 

Du 23 juin au 2 juillet 2025, 47 nouvelles cellules de gestion des plaintes ont été installées.

Notamment dans les régions du N’Zi, du Hambol et du Gbêkê.

L’opération est de l’Unité de coordination du projet d’investissement forestier – phase 2 (PIF2).

Elle se fait avec l’appui de la SODEFOR et de CARE Côte d’Ivoire.

Une stratégie de proximité

Avant ces 47 cellules, 320 autres sont déjà mises en place depuis mai 2025 autour des forêts de Scio,

Mais aussi, à Haute-Dodo et Rapides-Grah.

Cette nouvelle phase concerne les localités voisines des forêts classées d’Ahua, Loho, Kobo et Matiemba.

L’objectif est ainsi de doter chaque zone d’un mécanisme local.

Afin de pouvoir recueillir et traiter les plaintes liées à la mise en œuvre du projet.

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Les autorités administratives locales et les leaders communautaires étaient présents à l’installation de ces cellules.

Un levier de gouvernance locale

Les CGP ont pour mission de documenter les doléances, de favoriser le dialogue.

Mais aussi d’assurer le suivi des préoccupations sociales et environnementales.

Elles s’inscrivent dans le mécanisme de gestion des plaintes, outil exigé par la Banque mondiale pour encadrer les projets à impact.

« Parfois, nous avons peur de parler ou d’approcher nos autorités.

Mais avec ces cellules, nous pouvons désormais nous exprimer librement, signaler les abus ou saluer les bonnes pratiques du projet », témoigne Koné Gbèlè, président des jeunes de Latoka, dans le département de Niakaramandougou.

367 cellules désormais actives

Avec ces nouvelles installations, le PIF2 atteint 367 cellules de gestion des plaintes actives dans 22 sous-préfectures et 7 régions du pays.

Une progression qui traduit la volonté du ministère des Eaux et Forêts de promouvoir une gouvernance forestière durable et apaisée, fondée sur la participation citoyenne.

En plaçant les communautés au cœur du dispositif, le PIF2 entend bâtir un modèle de gestion forestière plus juste, plus inclusif et enraciné dans les réalités locales.

Eirena Etté 

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