La Côte d’Ivoire veut accélérer dans la prévention des risques climatiques. À la COP 30, la Sodexam a présenté Vigiclimm, un projet majeur destiné à moderniser les capacités de prévision du pays.
Un projet stratégique exposé à la COP 30
Le 12 novembre, au pavillon ivoirien, l’un des side events a mis en lumière la gestion des risques météorologiques.
Jean-Louis Moulot, maire de Grand-Bassam et directeur général de la Sodexam, y a détaillé Vigiclimm : Vigilance, Prévisions, Alertes précoces et Services climatiques.
Objectif : permettre à la Côte d’Ivoire d’anticiper plus efficacement les phénomènes extrêmes et de mieux protéger les populations.
Un investissement de 20 milliards FCFA
Le projet représente un coût global de 30 millions d’euros, soit environ 20 milliards de F CFA.
Pour l’heure, 18 millions d’euros (environ 1,8 milliards de francs FCFA ) ont déjà été mobilisés via un prêt de l’Agence française de développement (AFD).
Les discussions se poursuivent à Belém pour boucler les 12 millions d’euros soit environ 7,87 milliards de francs FCFA restants.
« La première phase, lancée en 2024, se terminera en 2026. Nous cherchons maintenant les financements pour la seconde phase prévue en 2027. Les échanges avec l’AFD avancent bien », a assuré Jean-Louis Moulot.
31 stations météo et un centre national d’alerte
Vigiclimm portée en effet une transformation en profondeur.
Le programme prévoit :
- D’abord, 31 stations météorologiques automatiques, une par région ;
- Ensuite, un Centre national d’alerte et de prévisions, en construction et attendu fin 2026 ;
- On peut aussi citer, un radar météorologique déjà opérationnel ;
- Enfin, un vaste plan de renforcement des compétences techniques de la Sodexam.
Les équipes de la météo ivoirienne sont actuellement en formation au Maroc, en France et en Chine.
La prochaine phase inclura également :
- Premièrement, de nouveaux logiciels pour des prévisions plus fines ;
- Deuxièmement, des données sur mesure destinées au secteur privé ;
- Troisièmement, des stations météorologiques marines, essentielles pour sécuriser la navigation, la pêche et les activités portuaires.
Vers une autonomie technologique
Le pays construit aussi un centre de maintenance dédié aux équipements météorologiques.
Grâce à cette infrastructure, la Sodexam pourra réparer localement ses dispositifs et même accompagner d’autres pays de la sous-région.
Par ailleurs, des discussions sont en cours avec des partenaires asiatiques pour intégrer l’intelligence artificielle aux outils météorologiques.
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Ceci, afin d’avoir des prévisions plus précises, plus rapides et plus anticipées.
« Notre pays veut être à la pointe et devenir un modèle », a affirmé Jean-Louis Moulot.
Une réponse à l’appel de l’ONU
En 2022, le secrétaire général de l’ONU avait appelé l’ensemble des États à se doter, d’ici 2027, de systèmes d’alerte précoce pour faire face aux impacts du changement climatique.
Avec Vigiclimm, la Côte d’Ivoire veut non seulement respecter cet engagement, mais aussi se positionner comme un leader régional de la météo et des alertes précoces.
Eirena Etté















