La période de dépôt des dossiers de candidatures à la Commission électorale indépendante (CEI) pour l’élection présidentielle d’octobre 2025 s’est clôt le mardi 26 août.
Désormais, tous les regards sont tournés vers le conseil constitutionnel.
Car selon l’article 52 du code électoral, la CEI doit transmettre les candidatures qu’elle a reçues au Conseil constitutionnel.
Cela dans les soixante-douze heures qui suivent la date de clôture de la période de réception.
Le dernier alinéa de l’article 56 précise que le Conseil constitutionnel établit la liste des candidats après vérification de leur éligibilité.
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Cette étape du processus électoral devrait intervenir vers le 10 septembre 2025.
Si le Conseil constitutionnel est un acteur clé du processus électoral, très peu connaissent son rôle et son histoire.
C’est l’organe chargé de veiller au respect de la Constitution et de réguler le fonctionnement des pouvoirs publics.
Il exerce un contrôle de constitutionnalité, s’assurant que les lois et règlements sont conformes à la constitution avant leur entrée en vigueur.
De plus, il contrôle la régularité des élections présidentielles, parlementaires et des référendums.
En Côte d’Ivoire, il a été créé à la faveur d’une révision constitutionnelle, en date du 16 août 1994, en remplacement de la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême.
Son premier président est Noel Némin.
Le Conseil constitutionnel, ainsi créé, va fonctionner jusqu’au coup d’État intervenu le 24 décembre 1999.
En 2003, on nomme un nouveau président, en la personne de Germain Yanon Yapo, ce dernier restera en poste jusqu’en 2009.
Paul Yao N’dré lui succède de 2009 à 2011, ensuite Francis Wodié de 2011 à 2015, Mamadou Koné de 2015 à 2023. Et depuis juillet 2023, Chantal Camara.
Il faut préciser que c’est le président de la République qui nomme le président du Conseil constitutionnel.
Il fait son choix « parmi les personnalités connues pour leurs compétences en matière juridique ou administrative ».
Son mandat est de six ans non renouvelables. Il prête serment devant le Président de la République.
Serge Alain Koffi















