Dans un communiqué, le ministère d’Etat ivoirien chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, réagit aux accusations du général Tiani.
La réaction des autorités ivoiriennes ne s’est pas fait attendre. 24 heures après les accusations du général Tiani, le chef de la junte nigérienne, Abidjan réagit.
Dans un communiqué, le ministère d’Etat, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale annonce avoir convoqué l’ambassadeur du Niger à Abidjan.
Une vive indignation à Abidjan
À la représentante diplomatique du Niger, « le gouvernement ivoirien a exprimé sa vive indignation et a condamné avec la plus grande fermeté, ces déclarions qui non seulement contreviennent aux usages diplomatiques mais portent une atteinte grave à l’honneur et à la dignité du chef de l’Etat, ainsi qu’au peuple ivoirien », comme on peut le lire dans le document.
Dans la nuit du mercredi à jeudi 29 janvier 2026, l’aéroport de Niamey a été la cible d’une attaque armée.
Des assaillants neutralisés et d’autres arrêtés après l’attaque
D’après le ministère de la Défense nigérienne, les forces de sécurité ont neutralisé vingt assaillants. Elles ont également procédé à l’arrestation de onze autres individus.
La télévision publique RTN affirme qu’un ressortissant français figure parmi les personnes tuées, sans fournir de preuves supplémentaires.
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Du côté des forces nigériennes, quatre soldats ont été grièvement blessés lors des affrontements.
La Côte d’Ivoire, la France et le Bénin accusés
Lors de sa visite sur la base de l’Escadrille nationale, le général Abdourahamane Tiani a adopté un ton très offensif.
Il a accusé le président français Emmanuel Macron, le président béninois Patrice Talon et le président ivoirien Alassane Ouattara de soutenir les auteurs de l’attaque.
Il a formulé des menaces verbales, sans en préciser la nature.
Dans son communiqué, la cheffe de la diplomatie ivoirienne rappelle que son pays « fidèle à sa tradition de dialogue et de paix, a toujours œuvré pour le maintien de relations d’amitié et de fraternité avec les pays de la sous-région ».
Une note de protestation formelle
« Toutefois », poursuit la ministre d’Etat, Kaba Nialé, la Côte d’Ivoire ne saurait tolérer que les institutions ivoiriennes soient l’objet d’agissements de nature à compromettre sérieusement la qualité de nos relations bilatérales ».
Outre cette indignation, Abidjan révèle qu’une « note de protestation formelle a été remise à l’ambassadrice nigérienne pour transmission à ses hautes autorités ».
Richard Yasseu















