À Yokohama, lors de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), António Guterres a lancé un message clair : l’Afrique ne peut plus rester simple spectatrice des décisions qui façonnent son avenir.
Pour le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, il est urgent de réformer la gouvernance mondiale.
Il a pointé du doigt le Conseil de sécurité, où le continent, malgré sa démographie et son poids stratégique, reste absent des sièges permanents.
« L’Afrique doit avoir une voix plus forte dans les décisions qui la concernent », a-t-il martelé.
Une architecture financière à revoir
António Guterres a dénoncé une architecture financière mondiale injuste, freinant la croissance africaine.
Selon lui, un allègement massif de la dette est indispensable pour libérer des marges de manœuvre budgétaires et accélérer les objectifs de développement durable (ODD).
Il a insisté sur la nécessité pour le continent de passer de l’exportation brute de matières premières à l’ajout de valeur locale.
La ZLECAf doit être un levier pour renforcer les chaînes de valeur et capter des bénéfices durables.
Énergies, minerais et innovation
Le Secrétaire général a souligné le paradoxe énergétique. En effet, l’Afrique concentre un potentiel énorme en énergies renouvelables.
Pourtant, le continent ne reçoit que 2 % des investissements mondiaux.
A LIRE AUSSI : TICAD 2025 : Le Japon mise sur les minerais critiques pour renforcer son partenariat avec l’Afrique.
Et ce, tandis que 600 millions d’Africains restent sans électricité.
Riche en minerais critiques pour la transition énergétique, le continent doit être prioritaire dans leur exploitation.
L’investissement dans la jeunesse, la technologie et l’innovation numérique est, selon le secrétaire général de l’ONU, la clé pour transformer ce potentiel en croissance durable.
Égalité et paix, piliers du développement
Autre priorité : l’inclusion des femmes dans l’économie, la société et la politique.
Pour António Guterres, l’égalité de genre n’est pas seulement une question sociale, mais un moteur de transformation économique.
Enfin, il a rappelé le lien entre paix et développement.
« Faire taire les armes » est indispensable pour attirer les investissements, stabiliser les sociétés.
Mais également, convertir le dynamisme démographique en dividende économique.
Eirena Etté













