Le vendredi 25 juillet 2025, la chefferie d’Adjamé village est sortie de son silence. Un an après l’opération de déguerpissement sur une partie de son territoire, elle a tenu une conférence de presse dans ses locaux. Il s’agissait pour elle de faire le point sur la situation et rappeler que les victimes attendent les indemnisations.
« Nous avons tenu bon, malgré tout », a déclaré le trésorier général d’Adjame village, Kacou Jean-Marc, non sans saluer la résilience des habitants.
Il a rappelé la mise en place d’un couloir humanitaire au lendemain des opérations, pour héberger et nourrir les sinistrés.
Plus de 2 700 personnes bénéficient d’assistance grâce à des dons, notamment en vivres, en soins et en abris d’urgence.
Il a y a eu entre autres le soutien du Premier ministre Beugré Mambé, à travers l’envoi du ministre Tchaba Laurent.
la chefferie souligne aussi la solidarité des communautés religieuses et des partis politiques.
Une collaboration engagée mais des réponses attendues
La chefferie affirme travailler avec le Projet de transport urbain d’Abidjan (PTUA) et l’Ageroute. L’objectif étant de finaliser les listes et engager les discussions sur les indemnisations.
Mais sur le terrain, l’impatience grandit. Alors, le conseiller du chef du village, N’Koumoh Jacques, insiste.
« Nous ne sommes pas contre le développement. Mais nos populations méritent d’être recasées dignement », dit-il.
A LIRE AUSSI : Adjamé Village : 6 mois apprès, la chefferie Atchan dresse un autre bilan du déguerpissement
Il propose des sites comme le Camp fonctionnaire ou la zone CNPS pour le relogement.
La rentrée scolaire, autre urgence sociale
Au-delà du logement, l’éducation devient une priorité. Le déguerpissement dit la chefferie, touche environ 2 763 élèves.
« Nous devons leur permettre de reprendre le chemin de l’école », lance Kacou Jean-Marc, appelant à un élan de solidarité.
Le secrétaire général de la chefferie, Mobio Kossokré Prosper, rappelle pour sa part le caractère historique d’Abidjan-Adjamé, un village ancré depuis des siècles.
« Nos populations ne doivent pas être effacées. Elles méritent une réponse claire et durable », conclut-il demandant un chronogramme précis des autorités.
Eirena Etté















