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USA-Vénézuéla, de la crise à la capture de Maduro

Mis à jour le 4 janvier 2026
Publié le 04/01/2026 à 12:37 , , , ,

Mission accomplie pour le président Donald Trump. Il a réussi le samedi 3 janvier 2026 à arrêter et exfiltrer le chef de l’État vénézuélien Nicolás Maduro, un rêve caressé depuis 2017 par l’actuel locataire de la Maison-Blanche.

 

La crise américano-vénézuélienne a connu son épilogue le samedi 3 janvier 2026 par l’arrestation et l’exfiltration du président Nicolás Maduro et son épouse vers les États-Unis. Si par le passé les USA, dont la politique en Amérique est dirigée par la doctrine Monroe, sont intervenus militairement dans d’autres pays d’Amérique tels que le Nicaragua, le Mexique, le Panama, l’intervention militaire au Venezuela est la toute première de l’histoire entre ces deux pays.

Une crise qui date de 2017

Depuis 2017, lors de sa première présidence, Donald Trump avait déclaré qu’il “n’écartait pas une option militaire” contre le Venezuela. Pour l’élu républicain, “le socialisme est l’un des plus grands dangers auxquels le monde est confronté : le socialisme est le nouveau communisme”.

Durant son premier mandat, il a mené une campagne de sanctions économiques et de pression diplomatique contre le Venezuela. Un embargo sur le pétrole vénézuélien avait été instauré.

Revenu au pouvoir en 2024, Donald Trump a décidé de faire du départ de Maduro une priorité. Pour y parvenir, il n’a pas agi sur un coup de tête. Il a conçu plusieurs scénarios.

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Et la crise américano-vénézuélienne s’est accentuée en 2025-2026, précisément en août 2025 lorsque l’administration Trump a ordonné le déploiement de plusieurs navires de guerre dans le sud des Caraïbes dans le but de déclarer la guerre au “narcotrafic”.

Ayant reçu l’ordre d’attaquer les narcotrafiquants présumés d’Amérique latine, qualifiés de « narcoterroristes », les forces américaines ont mené en septembre 2025 une première opération : l’attaque et le naufrage d’un navire en provenance du Venezuela impliquant des membres d’un gang “Tren de Aragua“ transportant des drogues. Onze personnes avaient perdu la vie dans cette attaque.

Après cet événement, le chef de la Maison-Blanche avait déclaré que des frappes sur le Venezuela n’étaient pas exclues et que la CIA allait mener des opérations clandestines dans le pays. Il s’en est ensuivi des tensions diplomatiques entre Washington et Caracas.

Comme annoncé par Washington, la capitale vénézuélienne a été réveillée le samedi 3 janvier par le bruit d’explosions simultanées. Quelques heures après, l’on a appris qu’il s’agissait d’un raid américain qui a abouti à l’arrestation du président Maduro et son épouse. L’annonce a été faite par le président Trump.

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La vice-présidente du Vénézuela, Delcy Rodriguez, a été désignée par la Cour suprême pour assurer le pouvoir par intérim. Quant à Donald Trump, il a assuré que les États-Unis allaient diriger le Venezuela et que Mme Rodriguez coopérait avec lui.

AARON KANIE

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