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Trump restreint l’entrée des maliens et burkinabé aux Etats-Unis, Goïta et Traoré appliquent la réciprocité

Mis à jour le 31 décembre 2025
Publié le 31/12/2025 à 12:20 , , , , ,

Entre les Etats-Unis, le Mali et le Burkina Faso, la circulation des personnes ne se fera plus comme avant de part et d’autre. Tout comme le président Donald Trump, Assimi Goïta du Mali et Ibrahim Traoré du Burkina Faso ont aussi décidé de corser l’entrée des américains dans leurs pays.

 

Le Burkina Faso et le Mali vont « appliquer aux ressortissants des États-Unis des mesures équivalentes en matière de visas ».

Cette mesure vient en réaction à la décision de Washington qui les a récemment placés sur une liste de nations dont les ressortissants sont interdits de visas pour les États-Unis.

Le 16 décembre 2025, l’administration Trump annonçait un renforcement des restrictions d’entrée sur son territoire.

La décision inclut le Burkina Faso et le Mali parmi les pays soumis à des restrictions totales de visas. En réponse, ces deux pays sahéliens, membres de l’AES, ont répliqué.

Dans des communiqués distincts émanant de leurs ministères des Affaires étrangères, ils décident également d’appliquer la réciprocité.

« Le Gouvernement du Burkina Faso a pris acte de la décision annoncée le 16 décembre 2025 par les autorités des États-Unis d’Amérique relative au renforcement des restrictions d’entrée sur leur territoire, décision qui inclut désormais le Burkina Faso parmi les pays soumis à des restrictions totales de visas.

En application du principe de réciprocité, le Gouvernement du Burkina Faso informe l’opinion nationale et internationale de sa décision d’appliquer aux ressortissants des États-Unis d’Amérique des mesures équivalentes en matière de visas », lit-on dans le communiqué des autorités burkinabé.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali annonce la même décision.

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Washington justifie sa mesure par un souci de protection de la sécurité nationale. Un domaine que prend très à cœur Donald Trump depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.

À en croire la Maison Blanche, il est question d’interdire l’entrée sur le territoire américain aux étrangers qui « ont l’intention de menacer » les Américains.

Ou ceux qui « pourraient nuire à la culture, au gouvernement, aux institutions ou aux principes fondateurs » des États-Unis.

La mesure prévoit toutefois des exceptions pour les résidents permanents légaux, les titulaires de visas existants.

Il y a aussi une exception pour certaines catégories de visas comme ceux délivrés aux athlètes et aux diplomates.

De même que pour les personnes dont « l’entrée sert les intérêts nationaux des États-Unis ».

Cette décision de Washington touche douze autres pays principalement en Afrique et au Moyen-Orient.

Ce sont l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen.

Richard Yasseu

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