À Yamoussoukro, le sport prend une nouvelle dimension, un projet pour la transformation citoyenne. Depuis le 11 août, l’Unesco et l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) tiennent un atelier. Un évènement, pour poser les bases du Programme de formation et de certification sur la politique de l’éthique, des valeurs. Et surtout, de l’intégrité dans le sport (Pevis-CI).
Jusqu’au 13 août, des experts, des universitaires et des acteurs du sport planchent sur la création d’un programme académique national qui ira bien au-delà des terrains.
L’objectif est de faire du sport un levier de transformation citoyenne, en intégrant les valeurs d’intégrité, de gouvernance et de lutte contre les pratiques contraires à l’éthique.
Un projet qui dépasse le cadre sportif
Né dans l’univers du sport, le Pevis-CI s’attaque aussi à des enjeux plus larges. Il s’agit de la corruption, des discriminations, des conflits d’intérêt et de la gouvernance publique.
C’est un programme certifiant, aligné sur les objectifs de développement durable, et qui s’inscrit dans la continuité de l’initiative « CAN des quartiers », que porte déjà l’Unesco en Côte d’Ivoire.
Marcellin Dally, secrétaire exécutif de la Convention internationale contre le dopage dans le sport de l’Unesco, précise.
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« Ce projet répond aux défis de capacités humaines, techniques et structurelles dans la mise en œuvre des politiques sportives, mais aussi à ceux de la gouvernance publique », dit-il.
Il salue au passage l’engagement d’Habib Sanogo, directeur général de l’Injs, pour avoir ancré cette formation dans le système universitaire national.
Une feuille de route pour octobre
Parmi les voix fortes de l’ouverture, celle du professeur Poamé Lazare, président honoraire de l’Université Alassane Ouattara.
En effet, il a défendu l’idée d’« une université au service des valeurs citoyennes ».
De son côté, Patrice Remarck, directeur du Cscticao, encourage à faire de la Côte d’Ivoire un centre d’excellence régional. Notamment en matière d’éthique sportive.
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L’atelier se conclura avec la validation des modules, la mise en place d’outils hybrides et l’adoption d’une feuille de route.
En somme, la première étape est celle qui consiste à lancer officiellement le programme en octobre 2025 avec 4 000 étudiants. Une première en Afrique de l’Ouest.
Eirena Etté















