Invité du forum « Face au Patronat » organisé par la CGECI, le spécialiste du terrorisme Pr Mamoudou Méité a livré une analyse sur les défis sécuritaires de la sous-région.
Pour lui, les opérations militaires ne suffisent plus à endiguer la menace djihadiste.« Ces groupes se comportent parfois comme des mercenaires instrumentalisés par diverses puissances. La réponse militaire seule ne suffit pas », a-t-il averti.
Un phénomène géopolitique et économique
Le Pr Méité a rappelé que le terrorisme djihadiste aux frontières de l’Afrique de l’Ouest est alimenté par des dynamiques régionales complexes.
Que sont notamment, les trafics économiques, les rivalités politiques, les influences étrangères.
Selon lui, ces groupes tirent parti des failles locales et exploitent les tensions communautaires pour s’enraciner.
Une approche intégrée nécessaire
S’il salue les efforts sécuritaires engagés par les autorités ivoiriennes, le chercheur plaide pour une stratégie plus globale.
Celle d’associer à la lutte militaire des politiques de prévention, de développement économique et de cohésion sociale.
« Le développement et la stabilité sociale sont les meilleurs remparts contre l’extrémisme », a-t-il insisté.
Comprendre les causes profondes
Le Pr Méité a aussi évoqué le rôle des frustrations sociales et politiques dans la montée des violences.
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Selon lui, certaines contestations liées à des décisions institutionnelles récentes ont pu nourrir un sentiment d’exclusion, terrain favorable aux discours radicaux.
Une menace aux multiples visages
Pour le Mamadou Méité, le terrorisme en Afrique de l’Ouest, est un phénomène multidimensionnel.
Ce phénomène peut être religieux, économique.
Mais aussi, identitaire et géopolitique à la fois.
Y répondre exige donc une coordination entre les États, une écoute des populations locales et un renforcement de la résilience communautaire.
« La guerre contre le terrorisme ne se gagnera pas seulement sur le champ de bataille, mais aussi dans les esprits », a conclu le Pr Méité.
Eirena Etté














