À Cotonou, les armées ivoirienne, béninoise et française renforcent leur coopération. L’objectif est d’adapter leur stratégie à une menace terroriste en expansion dans le Golfe de Guinée.
Le 19 mars 2026, le camp de Togbin à Cotonou accueillait une rencontre militaire de haut niveau.
Le général Lassina Doumbia, chef d’état-major général des armées ivoiriennes, y était avec son homologue béninois Fructueux Gbaguidi ainsi que le général français Fabien Mandon.
Cette rencontre faisait suite à une première réunion tenue en juillet 2025 à Abidjan. À cette période, les armées avaient déjà posé les bases d’une coopération renforcée.
Mais depuis, le contexte sécuritaire a évolué. Les groupes armés ont changé de méthodes. Ils sont devenus plus mobiles. Plus imprévisibles.
Face à cette réalité, les dispositifs en place doivent être ajustés.
Les trois responsables militaires ont alors décidé de passer à une nouvelle étape. Ils ont élaboré des mesures concrètes pour renforcer leur coopération opérationnelle.
Le partage du renseignement a été au centre des discussions. La lutte contre les engins explosifs improvisés a été renforcée.
La formation interarmées a été repensée. Et la coordination stratégique a été jugée essentielle. Au fil des échanges, une conviction s’est imposée.
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Les armées ont misé sur la mutualisation de leurs moyens et sur une meilleure synergie sur le terrain.
Le général Gbaguidi a d’ailleurs précisé que ces discussions ne resteraient pas limitées aux états-majors.
Elles vont s’élargir aux autorités politiques. Une approche globale est donc nécessaire.
Cette dynamique s’inscrit aussi dans un contexte régional particulier. Après son retrait du Sahel, la France a renforcé ses liens avec les pays du Golfe de Guinée.
La Côte d’Ivoire et le Bénin sont ainsi devenus des partenaires clés. Ensemble, ils cherchent à contenir l’expansion de la menace terroriste vers le sud.
En marge de la rencontre, le président Patrice Talon a reçu les chefs militaires. Ils ont fait le point sur leurs travaux.
Le président béninois a donné des orientations. Il a insisté sur la nécessité d’une action coordonnée et durable.
À Cotonou, les armées ont ajusté leur stratégie. Elles ont uni leurs forces. Face à un ennemi qui évolue, la riposte devient collective. Et surtout, plus offensive.
Esther Bognini (stagiaire)














