Jimmy Cliff, de son vrai nom James Chambers, est décédé à Kingston à l’âge de 81 ans. L’annonce a été faite le lundi 24 novembre 2025 par son épouse.
Un artiste qui parlait à toute l’Afrique
Ses titres traversaient les frontières. « Many Rivers to Cross », « The Harder They Come », « You Can Get It If You Really Want ».
Des hymnes entendus partout, d’Abidjan à Accra, de Lagos à Kinshasa.
En Côte d’Ivoire, Jimmy Cliff fait partie des artistes qui ont donné naissance à une véritable identité reggae, fondée sur la paix, l’unité et la justice.
Son empreinte sur le reggae ivoirien
Le Jamaïcain a profondément influencé les grands noms du continent. D’une part, Alpha Blondy, qui a porté le reggae ivoirien au rang international.
De l’autre, Tiken Jah Fakoly, marqué par son engagement social et panafricain. Pour beaucoup d’artistes africains, Jimmy Cliff n’était pas seulement une légende. Il était un modèle de résistance.
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Des classiques devenus africains
Dans les quartiers d’Abidjan, de Dakar, de Kpalimé ou de Conakry, on se souvient notamment de « Reggae Night ».
Un titre incontournable des soirées africaines ou encore « Many Rivers to Cross », chanson devenue symbole de résilience pour de nombreuses générations.
Son influence s’étendait partout.
Du reggae mandingue en Guinée au roots ivoirien, jusqu’aux musiciens afro-jazz qui revisitait ses classiques.
Un film culte sur le continent
Jimmy Cliff n’était pas seulement chanteur. Dans « The Harder They Come », il incarne un personnage qui dénonce la corruption, l’exploitation des artistes et les injustices sociales.
Un film qui a profondément touché le public africain, en écho à des réalités encore présentes.
Eirena Etté
















