Politique

Présidentielle 2020, la CADHP au secours de Guillaume Soro

Mis à jour le 16 septembre 2020
Publié le 16/09/2020 à 8:09 , ,
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Alors qu’on le croyait hors course pour la présidentielle d’octobre 2020, Guillaume Soro, candidat de Génération et peuples solidaires (GPS) a reçu un soutien de taille. La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) !

Moins de 24 heures après la publication de la liste des candidats retenus pour participer  à la présidentielle, la CADHP dans une ordonnance publiée ce mardi 15 septembre 2020, exige la levée des obstacles à la candidature du candidat de GSP, Guillaume Soro.

« La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples estime qu’il est nécessaire d’ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de tous les actes pris subséquemment à l’ordonnance du 22 avril 2020 et lever tous les obstacles empêchant le Requérant (Guillaume Soro) de jouir de ses droits de voter et d’être élu », stipule l’ordonnance cosignée par le vice-président de la CADHP, Ben Kioko et le greffier Robert Eno. À travers cette décision, la CADHP ordonne à l’État défendeur (Côte d’Ivoire) de surseoir à toutes les  décisions prises à l’encontre de Guillaume Soro.

Malgré l’annonce du rejet de sa candidature, l’ancien leader estudiantin ne s’était pas avoué vaincu, au contraire il multipliait les publications sur son compte Twitter.

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« Je combattrai la dictature et la tyrannie. J’animerai une conférence de presse le 17 septembre pour décliner les étapes du combat contre les présidences à vie en Afrique… Alassane Ouattara ne sera pas le prochain Président de la Côte d’Ivoire en dépit de la forfaiture du Conseil constitutionnel », des publications qui laissaient transparaître, la sérénité de « l’homme de mission ».

Notons que le 22 avril, la CADHP avait suite à une demande des Requérants, ordonné à l’État défendeur de mettre en œuvre les mesures provisoires, en ce qui concerne le Requérant : surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Soro, faire un rapport à la cour sur la mise en œuvre des mesures provisoires ordonnées dans la présente décision dans un délai de trente (30) jours, à compter de la date de sa réception. Malheureusement l’État de Côte d’Ivoire n’a pas exécuté ledit arrêt, le Requérant a été condamné le 28 avril à 20 ans de prison ferme et de 5 ans de privation de droits civiques. Ce qui lui a valu d’être retiré de la liste électorale, cause de l’invalidation de son dossier de candidature.

La CADHP apparaît aujourd’hui comme l’un des alliés de l’enfant de Kofiplé dans sa conquête au pouvoir exécutif. Ce qui explique la sérénité dont il affiche.

Arnaud Houssou

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