Vingt jours après son incarcération dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a été remis en liberté. La décision a été rendue le jeudi 6 novembre 2025 par la cour d’appel de Paris, qui a accepté sa demande de mise en liberté.
Une libération sous conditions
La cour a jugé que le maintien en détention ne se justifiait plus.
Ainsi, elle a décidé de libérer l’ancien président.
Dès lors, il est placé sous contrôle judiciaire. Cette mesure lui interdit de quitter le territoire et d’entrer en contact avec plusieurs personnes, dont le garde des Sceaux Gérald Darmanin.
Par ailleurs, la cour a expliqué que la détention ne pouvait se prolonger que si elle restait le seul moyen d’empêcher une fuite, la destruction de preuves ou des pressions sur les témoins.
Un appel toujours en cours
Condamné le 25 septembre 2025 à cinq ans de prison, dont deux ferme, pour financement illégal de campagne et association de malfaiteurs, Nicolas Sarkozy a fait appel.
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Le tribunal doit confirmer le 13 novembre la date du nouveau procès prévu pour mars 2026.
« C’est dur, c’est un cauchemar »
Lors de l’audience publique, tenue en visioconférence, l’ancien chef de l’État a décrit les conditions de sa détention.
« La prison, c’est dur, c’est un cauchemar. Je veux rendre hommage au personnel pénitentiaire, d’une humanité exceptionnelle », témoigne-t-il.
Il a également affirmé continuer à “se battre pour que la vérité triomphe”.
Une affaire toujours sensible
Cette libération intervient dans un dossier explosif.
En effet, la Libye de Mouammar Kadhafi aurait versé à Nicolas Sarkozy des fonds occultes.
Ceci, afin de financer sa campagne présidentielle de 2007.
L’ancien président, 70 ans, nie catégoriquement les faits et dénonce depuis plusieurs années une « instrumentalisation politique de la justice ».
Eirena Etté














