Présenté par l’administration Trump d’être à la tête du cartel de Los Soles, Nicolas Maduro a fait sa première comparution. Lors de l’audience, la principale accusation brandie contre l’ex-président du Vénézuéla, a été requalifiée par la justice américaine.
L’acte d’accusation initiale, émise en 2020 contre l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro, le présentant comme chef d’une organisation criminelle.
Il a été modifié par le bureau du procureur. La nouvelle version de l’acte d’inculpation ne mentionne plus cela.
Il indique que Nicolas Maduro “participe, perpétue et protège une culture de corruption dans laquelle les élites vénézuéliennes puissantes s’enrichissent grâce au trafic de drogue et la protection de leurs partenaires trafiquants“.
Nicolas Maduro a été arrêté le samedi 3 janvier 2026, et exfiltré avec son épouse vers les Etats-Unis. Les Etats-Unis l’accusent de “conspiration narcoterroriste“.
L’ancien chef de l’Etat Vénézuélien a comparu lundi 5 devant un tribunal de New York. Il a plaidé non-coupable aux chefs d’accusation retenus contre lui.
Maduro a affirmé être un “prisonnier de guerre“, et il a assuré être “toujours le président“ de son pays.
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« En tant que président du Vénézuéla en exercice, le droit international accorde à Nicolas Maduro, une immunité absolue de juridiction pénale.
Le droit international reconnaît aux chefs d’Etat en exercice une immunité personnelle et fonctionnelle absolue (immunité ratione personae) devant les juridictions étrangères, couvrant tous leurs actes et les empêchant d’être poursuivis, arrêtés ou jugés par un autre pays.
C’est un principe fondé sur l’égalité souveraine des Etats“, explique Moussa Koné, étudiant en Master de droit à l’université de Félix Houphouët-Boigny de Cocody.
« Ce qui signifie qu’il est a priori protégé contre toute poursuite et jugement par les autorités d’un Etat étranger. Une disposition à laquelle l’administration Trump n’entend pas se soumettre », ajoute-il.
Après sa comparution du lundi 5 janvier, le président Vénézuélien a été incarcéré à New York. Il comparaîtra à nouveau le 17 mars, a ordonné le juge Alvin Hellerstein, qui conduisait l’audience.
Arnaud Houssou














