La Côte d’Ivoire accélère sur son potentiel aurifère. En Conseil des ministres le 17 septembre 2025, le gouvernement a adopté sept décrets pour stimuler l’exploration et renforcer la place du pays dans le secteur minier ouest-africain.
Des permis de recherche et d’exploitation à plusieurs sociétés
D’abord, six sociétés décrochent de nouveaux périmètres de recherche. À Tengréla, dans le Nord, c’est Somaco Global Resources (SGR) SARL qui s’installe.
À l’Est, Gold Finders SARL explore désormais à Abengourou, Agnibilékro et Koumfaou. Au Centre-Ouest, Viroc Mine Roll SARL part à la conquête de Sinfra et Bouaflé.
Ensuite, Alpha Mining SARL rafle deux permis. L’un pour Béoumi et Sakassou, l’autre pour Niakara-Mandougou.
Enfin, à l’Ouest, Laudi Exploration SARL obtient un vaste périmètre incluant Duékoué, Zoukoubeu, Issia et Bio.
Chaque permis a une durée de quatre ans, conformément aux règles environnementales et techniques en vigueur.
Un cadre mieux encadré
Un septième décret modifie le texte d’avril 2019 relatif à Persus Yaoré SARL, déjà active à Bouaflé.
L’objectif est d’ajuster le cadre légal et assurer un suivi strict des opérateurs présents sur le terrain.
Une stratégie claire
Ces décisions traduisent une volonté nette. Celle d’attirer des investisseurs, booster l’exploration et maximiser les retombées économiques du sous-sol ivoirien.
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Selon les données de Sika Finance, le gouvernement entend renforcer la contribution du secteur minier à la croissance et diversifier l’économie aux côtés du cacao, du pétrole et des énergies nouvelles.
L’or comme levier
En misant sur l’or, la Côte d’Ivoire confirme sa stratégie de long terme.
Car, au-delà des ressources, il s’agit d’installer le pays comme acteur minier de référence en Afrique de l’Ouest.
Eirena Etté













