L’annonce a fait l’effet d’un véritable coup de tonnerre dans le paysage du football malien. Quelques jours seulement après l’élimination des Aigles du Mali de la Coupe d’Afrique des Nations de Football Maroc 2025, la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT) est secouée par une vague de démissions sans précédent au sein de son Bureau exécutif.
Dans la soirée du mardi 13 janvier 2026, les réseaux sociaux se sont enflammés avec la diffusion d’informations faisant état de treize (13) démissions de membres du Bureau exécutif de l’instance dirigeante du football malien.
Une situation qui a immédiatement suscité interrogations, inquiétudes et spéculations quant à la stabilité de la FEMAFOOT.
Le lendemain, mercredi 14 janvier 2026, nouveau rebondissement : le nombre de démissions annoncées est revu à la baisse, passant de treize à dix (10).
Une révision qui, loin de dissiper les doutes, a au contraire renforcé le climat d’incertitude autour de ce qui se passe réellement au sommet de la fédération.
Entre démissions confirmées, désistements et possibles pressions internes, le flou demeure total.
Si aucun communiqué officiel détaillé n’a encore été publié pour éclairer l’opinion publique, cette crise intervient dans un contexte particulièrement sensible.
L’élimination prématurée des Aigles à la CAN 2025 a ravivé les critiques sur la gestion administrative, technique et stratégique du football malien.
Pour de nombreux observateurs, cette vague de départs pourrait être la conséquence directe des tensions internes accumulées au fil des mois et exacerbées par les contre-performances sportives.
Au-delà des chiffres et des annonces contradictoires, une question se pose désormais. Quelle gouvernance pour la FEMAFOOT dans les prochains jours ?
La démission d’un nombre significatif de membres du Bureau exécutif pourrait fragiliser le fonctionnement normal de l’institution et ouvrir la voie à une crise institutionnelle majeure, avec des répercussions possibles sur les compétitions nationales, les sélections et les relations avec les instances internationales.
En attendant une prise de parole officielle de la FEMAFOOT pour clarifier la situation, le football malien retient son souffle.
Cette séquence pourrait marquer un tournant dans la gestion de l’instance fédérale, à un moment où le pays aspire à une réforme profonde et à un nouveau souffle pour retrouver son rang sur la scène continentale.
Tristan Sahi














